HRW atteste de la persistance de l’esclavage dans les camps de Tindouf

Human Rights Watch (HRW) a attesté, samedi, de la persistance de l’esclavage dans les camps de Tindouf du Polisario, joignant ainsi sa voix aux nombreuses ONGs ayant déjà dénoncé ces pratiques dégradantes de la dignité humaine.

Pour étayer le constat établi dans son rapport sur la situation des droits de l’Homme dans les camps, l’organisation internationale a mis en ligne une vidéo d’un témoignage poignant de l’une des victimes de cette pratique des temps révolus.

Dans cet enregistrement intitulé "Un cas d’esclavage moderne", HRW donne la parole à Salem Bilal Mohamed Salem qui affirme avoir été enlevé et séparé de sa famille à l’âge de 4 ans.

Salem Bilal, aujourd’hui un jeune homme à la mine attristée par les affres endurés, raconte comment il a été "forcé à travailler pendant 18 ans sans la moindre rémunération".

Il se souvient comment les négriers des temps modernes l’ont "arraché" à sa mère pour le soumettre à l’asservissement, au lieu de se rendre comme ses pairs à l’école ou vivre dans le giron d’une famille prenant soin de ses besoins. Au contraire, il a été jeté dans la servitude.

"Ils m’ont obligé à travailler comme berger. La nourriture n’était pas bonne. Ils m’ont empêché d’aller à l’école ou de voir mes parents", a encore relaté Salem Bilal qui n’a pu retrouver "la liberté" que l’été 2013, soit 18 ans après sa transformation en esclave.

Salem Bilal, qui se remémore avec amertume des "mauvaises conditions" de sa séquestration, regrette surtout de ne pas avoir pu vivre normalement comme les personnes de son âge.

Ces choses simples de l’existence de tout être humain, comme passer par les bancs d’une classe, connaître la chaleur et la tendresse de la famille ou, enfin, fonder un foyer.

Dans son rapport intitulé "Pas sur les écrans : Les droits humains dans les camps de réfugiés de Tindouf", rendu public à Alger, Human Rights Watch affirme avoir constaté que des "formes d’esclavage persistent dans les camps", expliquant que "les victimes sont dans de nombreux cas des Sahraouis ayant la peau foncée et l’esclavage prend surtout la forme de travaux ménagers non volontaires".

L’organisation internationale exhorte, à cet effet, le front Polisario à "redoubler d’efforts pour éradique tous les vestiges de l’esclavage".

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