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Gabon: calme à Libreville et Internet rétabli au lendemain d'une tentative de coup d'Etat


Mardi 8 Janvier 2019 modifié le Mercredi 9 Janvier 2019 - 07:54




Le calme est revenu à Libreville et l'internet a été rétabli mardi au Gabon où une tentative de coup d'Etat militaire a échoué la veille.

Les réseaux internet, bloqués lundi matin lors du putsch manqué, étaient de nouveau accessibles mardi midi.

La circulation avait repris sur le bord du mer de Libreville et sur le boulevard Triomphal, siège de la Radio-télévision nationale (RTG) d'où l'appel au soulèvement lancé par quelques militaires qui s'étaient emparés des lieux a eu lieu lundi à l'aube.

La plupart des commerces et lieux de restauration, fermés depuis lundi matin, avaient de même rouvert mardi.

Un nombre conséquent de forces de sécurité a été déployé dans la capitale lundi et, dans la nuit de lundi à mardi, des blindés de l'armée ont patrouillé en ville.

Aux environs de minuit, quelques coups de feu sporadiques ont été entendus dans le quartier populaire Rio de Libreville, selon des sources concordantes.

Mais, mardi midi, les forces de sécurité étaient moins visibles.

Lundi matin, une dizaine de militaires de la Garde républicaine (GR) ont tenté un coup de force en appelant sur la radio d'Etat au soulèvement pour "sauver le pays du chaos".

Le chef du commando a été arrêté, deux de ses hommes abattus par les forces de sécurité, tandis qu'Internet était coupé dans le pays.

Cette tentative de putsch -condamnée unanimement par l'ONU, l'Union africaine, et la France- est quasi-inédite au Gabon, petit pays pétrolier d'Afrique centrale d'1,8 million d'habitants réputé stable.

Elle s'est déroulée en l'absence du président Ali Bongo Ondimba, qui se trouve hors du pays depuis deux mois et demi. Victime d'un accident vasculaire cérébral (AVC) le 24 octobre en Arabie saoudite, M. Bongo, âgé de 59 ans et dont la famille est au pouvoir depuis 1967, a été transféré au Maroc, où il poursuit depuis sa convalescence. Sa date de retour au Gabon est inconnue.

Contacté au téléphone par l'AFP, le parti de Jean Ping, l'un des principaux opposants gabonais et candidat malheureux à la présidentielle de 2016, a également "condamné" mardi la tentative de coup d'Etat, se disant "pacifiste".

Mardi 8 Janvier 2019 - 19:16

Atlasinfo (AFP)




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