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Européennes : le RN se félicite d'une "claque" à LREM, EELV d'une "vague verte"


Dimanche 26 Mai 2019 modifié le Lundi 27 Mai 2019 - 01:19




Le Rassemblement national s'est réjoui dimanche soir d'avoir donné "une claque" à Emmanuel Macron aux européennes, LREM s'efforçant de faire bonne figure, EELV donné 3e saluant "une vague verte", tandis que LR, amer, en quatrième position se prédisait une "reconstruction longue".

Quelques minutes après 20H00, le porte-parole du RN Sébastien Chenu a lancé: "Emmanuel Macron prend une claque ce soir de la part des Français", tandis que la tête de liste Jordan Bardella évoquait un "sursaut populaire contre le pouvoir en place".

Peu après, la présidente du RN Marine Le Pen a estimé que le président de la République "n'[avait] d'autre choix que de dissoudre l'Assemblée nationale" compte-tenu du "désaveu démocratique subi".

Côté LREM, le Premier ministre a reconnu que "quand on termine deuxième, on ne peut pas dire qu'on a gagné", Edouard Philippe notant que "les anciens clivages" avaient disparu et que "de nouveaux sont apparus".

L'entourage du chef de l'Etat a fait savoir qu'Emmanuel Macron comptait "intensifier l'acte 2 de son quinquennat" et ne fera "pas de changement de cap".

Certains membres du gouvernement s’efforçaient de tempérer le score de LREM en notant à l'instar du ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer que c'est "toujours très difficile pour le parti présidentiel aux élections européennes".

Arrivé troisième, la tête de la liste d'Europe Ecologie Les Verts Yannick Jadot a, lui, estimé que la 3e position s'inscrivait dans une "vague verte" européenne.

"Les Françaises et les Français nous ont envoyé un signal très clair: ils veulent que l'écologie aussi soit au cœur du jeu politique, et ce message a été lancé dans toute l'Europe", a ajouté la tête de liste EELV.

Donné en quatrième position, LR était amer, le président du parti Laurent Wauquiez jugeant qu'Emmanuel Macron a été "l'artisan de la progression" du RN. La "reconstruction sera longue et exigeante", a t-il concédé, estimant que le parti avait "trois ans pour faire naître de l'espoir", tandis que la tête de liste François-Xavier Bellamy estimait que "tout est à reconstruire".

"On doit se rassembler, se réinventer pour ne pas disparaitre", a encore affirmé le sénateur LR Bruno Retailleau.

- AUTRES LISTES -


- La tête de liste de La France insoumise Manon Aubry, a reconnu des résultats "décevants". Pour Jean-Luc Mélenchon, chef de file de la France insoumise, Emmanuel Macron semble "avoir perdu le match qu'il avait voulu installer" avec le Rassemblement national. Cette confrontation était "irresponsable".

- Raphaël Glucksmann, tête de liste des socialistes et de Place Publique: "La gauche en France n'est pas morte", a déclaré M. Glucksmann, dont la liste est au coude à coude avec la France insoumise avec environ 6,5% des voix. "Demain il faudra reprendre notre bâton de pèlerin (…) et chercher enfin à rassembler la gauche".

- Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord: "La France est ultra droite et c'est grave pour notre démocratie", "la responsabilité en incombe à Emmanuel Macron".

"Nous sommes inquiets de la place prise par les discours mensongers et xénophobes", ce "socle de voix (...) doit être celui du début de la reconquête".
Dimanche 26 Mai 2019 - 21:35

Atlasinfo (source AFP)




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