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En Tunisie, les jihadistes affaiblis mais la menace persiste


Samedi 10 Mars 2018 modifié le Dimanche 11 Mars 2018 - 08:03

En mars 2016, des jihadistes ont tenté, sans succès, de prendre pied en Tunisie en lançant des attaques spectaculaires contre la ville de Ben Guerdane. Deux ans plus tard, ils sont affaiblis dans le pays mais la menace plane toujours.




Le chef du gouvernement Youssef Chahed Tunisian prie devant le mémorial en commémoration des attaques contre la ville de Ben Guerdane, le 7 mars 2018.
Le chef du gouvernement Youssef Chahed Tunisian prie devant le mémorial en commémoration des attaques contre la ville de Ben Guerdane, le 7 mars 2018.
Mercredi, le chef du gouvernement Youssef Chahed a marqué le deuxième anniversaire de ces attaques, que les autorités présentent volontiers comme "un tournant dans la guerre" contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Depuis cette localité située à quelques kilomètres de la frontière libyenne, M. Chahed a dit vouloir consacrer la date "comme journée nationale de la victoire contre le terrorisme".

Dans le sillage d'une série d'attentats sanglants de l'EI en 2015, l'attaque menée le 7 mars 2016 par des dizaines de jihadistes contre des installations sécuritaires de Ben Guerdane (sud) a entraîné la mort de 13 membres des forces de l'ordre et de sept civils. Mais elle a échoué, et 55 assaillants ont été abattus dans la riposte. Depuis, la Tunisie, dont l'économie a souffert de cette insécurité, n'a pas connu une attaque d'ampleur.

A ce jour, "les différents groupes sont très affaiblis et déstructurés", affirme à l'AFP Dominique Thomas, spécialiste des mouvements jihadistes et chercheur à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS).

En décembre, un soldat a été tué par une mine au Mont Chaambi (centre-ouest), zone frontalière de l'Algérie et fief de la branche locale d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), la Phalange Okba Ibn Nafaa. En janvier, dans cette même zone, les forces tunisiennes ont tué deux combattants algériens présentés comme des cadres d'Aqmi, dont l'un était chargé de réorganiser la phalange Okba Ibn Nafaa, laissant craindre une restructuration d'Aqmi en Afrique du Nord.

Les autorités tunisiennes évaluent à 100 ou 150 le nombre de combattants actifs dans Okba Ibn Nafaa, divisée en cinq sous-brigades -trois au Mont Chaambi, une dans le Kef et une à Jendouba, toutes dirigées par des Algériens.

Atlasinfo avec afp

Samedi 10 Mars 2018 - 15:23





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