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Elus des minorités et militant noir dans le viseur de Trump


Lundi 29 Juillet 2019 modifié le Mardi 30 Juillet 2019 - 00:19




Elus des minorités et militant noir dans le viseur de Trump
"Un escroc", une "brigade de gauche radicale", un "roi" "incompétent": Donald Trump est connu pour ses attaques sans nuance contre ses opposants mais, depuis quelques semaines, il s'en prend avec une virulence particulière à des élus et militants issus des minorités:

Le révérend Al Sharpton


Ce pasteur noir de Brooklyn, 64 ans, est une des voix emblématiques de la communauté afro-américaine. Dès les années 1980, il bat le pavé pour dénoncer les violences policières contre les Noirs et reste aujourd'hui aux avant-postes des manifestations du mouvement "Black Lives Matter" (Les vies noires comptent).

Longtemps épine dans le pied des autorités, candidat infructueux à plusieurs élections, le pasteur aux accents parfois populistes se glisse dans les coulisses du pouvoir après l'élection du démocrate Barack Obama.

Le premier président noir, qui joue un rôle rassembleur, salue son "dévouement" pour la cause noire. Le style d'Al Sharpton se fait moins abrasif, d'autant qu'il anime son propre show à la télévision.

Des démêlés avec le fisc ternissent toutefois sa réputation et l'élection de Donald Trump le renvoie au rôle d'opposant médiatique.

Dimanche, il annonce vouloir se rendre à Baltimore, alors que la ville à majorité noire vient d'être qualifiée par le président républicain de "désordre dégoutant infesté de rats", "où aucun être humain ne voudrait vivre".

La riposte ne tarde pas, Donald Trump l'accuse d'être un "escroc, un agitateur" qui "déteste les Blancs et les policiers".

Le vétéran démocrate Elijah Cummings


Natif de Baltimore, Elijah Cummings, un ancien avocat de 68 ans, siège depuis 1996 à la Chambre des représentants et sa circonscription inclut les quartiers noirs de la ville.

Depuis janvier, il préside la commission de Supervision et des Réformes, dotée de puissants pouvoirs d'enquête. A ce titre, il a notamment convoqué l'ancien avocat de Donald Trump, Michael Cohen, qui a accusé son ancien patron d'être un "raciste" et un "menteur" lors d'une audition très suivie.

Le surnommant "le roi Elijah", Donald Trump lui reproche d'avoir fait un "boulot terrible" à Baltimore et d'être "raciste" en raison d'attaques contre les garde-frontières.

Lors d'une audition devant sa commission, l'élu, au ton ferme mais posé, avait dénoncé les conditions de détention des migrants à la frontière sud et avait accusé le ministre par intérim de la Sécurité intérieure Kevin McAleenan de "manquer d'empathie".

La bande des quatre nouvelles élues démocrates


Donald Trump ne cesse d'attaquer quatre nouvelles élues de la Chambre des représentants, membres de l'aile gauche du parti démocrate.

Il accuse la "brigade" de "haïr" l'Amérique et les a appelées à "retourner" "d'où elles viennent", alors qu'elles sont toutes citoyennes américaines.

A 29 ans, Alexandria Ocasio-Cortez, la benjamine de la Chambre, est la plus charismatique des quatre.

Fille d'un Américain et d'une Portoricaine, "AOC", se revendique "socialiste", un mot marqué très à gauche aux Etats-Unis, et diffuse abondamment son message grâce à ses 4,7 millions d'abonnés sur Twitter.

La jeune femme a déclenché la polémique en comparant les camps de rétention pour migrants érigés à la frontière sud à des "camps de concentration".

Ilhan Omar, réfugiée somalienne, est arrivée aux Etats-Unis à l'âge de 12 ans et est la seule élue de la Chambre à porter le voile islamique.

A 37 ans, elle représente le rêve américain de nombreux migrants mais n'hésite pas à critiquer, parfois avec virulence, les dysfonctionnements de la première puissance mondiale. Elle a suscité la controverse avec une série de commentaires sur Israël jugés antisémites, y compris dans le camp démocrate.

Rashida Tlaib, 43 ans, est née à Detroit dans une famille palestinienne. Cette ancienne avocate réclame depuis des mois la destitution du président américain. Comme Ilhan Omar, elle a été accusée d'antisémitisme en raison de son soutien à la campagne internationale de boycott d'Israël BDS.

Agée de 45 ans, Ayanna Pressley est la première femme noire à représenter le Massachusetts à Washington. Farouche opposante à la politique migratoire de l'administration, elle refuse d'utiliser le terme "président" quand elle parle de Donald Trump.
Lundi 29 Juillet 2019 - 20:15

Atlasinfo (Source afp)




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