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Disparition de Maëlys : les deux hommes placés en garde à vue ont été relâchés


Samedi 2 Septembre 2017 modifié le Samedi 2 Septembre 2017 - 21:25

Près d'une semaine après la disparition de la jeune fille, le mystère reste entier. Une grande battue est organisée ce samedi pour tenter de la retrouver.




Disparition de Maëlys : les deux hommes placés en garde à vue ont été relâchés
Interpellés jeudi et vendredi, les deux hommes placés en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur la disparition de Maëlys ont été relâchés vendredi soir, a appris l'Agence France-Presse ce samedi de source proche du dossier. « Les investigations continuent », a indiqué cette source, sans plus de précision. Les deux hommes, qui se connaissaient, sont tous deux âgés de 34 ans. Ils ont été interrogés près d'une semaine après la disparition de la jeune fille de 9 ans en Isère, où elle participait à un mariage. « La garde à vue de mon client a été levée vers 22 heures », a précisé Me Bernard Méraud à l'Agence France-Presse, avocat du premier homme interpellé à son domicile près de Pont-de-Beauvoisin jeudi, qui avait été invité sur le tard à la réception. Ces deux gardes à vue devaient permettre de « confronter les déclarations de ces deux individus », avait précisé dans un communiqué la procureur de la République de Bourgoin-Jallieu, Dietlind Baudoin.

Des incohérences et des inexactitudes dans ses déclarations avaient conduit à son placement en garde à vue. Vendredi matin, un deuxième homme avait été interpellé, et on ignorait pour l'heure s'il avait été convié, lui aussi, à la noce fêtée dans la salle polyvalente de la commune. C'est là que la fillette a été aperçue pour la dernière fois, dimanche vers 3 heures du matin, avant de disparaître mystérieusement. Ces deux gardes à vue ont été levées avant l'expiration du délai légal de 48 heures, ce qui laisse la possibilité aux enquêteurs de réentendre les deux hommes le cas échéant. Elles devaient permettre de « confronter les déclarations de ces deux individus », avait précisé dans un communiqué la procureur de la République de Bourgoin-Jallieu, qui a ouvert une enquête pour enlèvement.
Les habitants se mobilisent

« Mon client nie tout à fait avoir participé en quoi que ce soit à cet enlèvement », avait assuré Me Bernard Méraud. Cette connaissance du marié reconnaît toutefois « avoir eu des contacts plus particuliers que d'autres personnes, au cours de cette soirée, avec l'enfant », avait-il ajouté, sans plus de précisions. Cet homme, qui « habite chez ses parents », « vit de petits boulots et d'intérim » et est « actuellement en arrêt maladie », a « fourni un certain nombre d'explications qui paraissent a priori plausibles », avait encore dit l'avocat. Selon Me Méraud, son client a admis avoir nettoyé son véhicule au lendemain du mariage, mais pour une bonne raison : il avait convenu de la vendre quelques jours plus tard et l'acquéreur potentiel aurait confirmé ses dires.

Samedi matin, une « battue citoyenne » rassemblant plusieurs centaines de personnes a commencé aux alentours de la salle des fêtes, où la fillette de 9 ans a été vue pour la dernière fois dans la nuit de samedi à dimanche lors d'un mariage. « Je préfère toujours être optimiste que pessimiste [...] Ce qu'on cherche surtout à éviter, c'est que l'affaire ne soit jamais réglée, qu'on ne sache pas ce qui s'est passé », a expliqué Guillaume Aulard, l'un des participants répartis sur différentes zones. « Nous accompagnons cette initiative, mais ce n'est pas une initiative de la gendarmerie, a précisé le commandant de la compagnie de La-Tour-du-Pin, Jean Pertué. Ça ne peut que nous aider. » « On ne peut pas exclure que quelque chose soit trouvé aujourd'hui », a-t-il ajouté.

Depuis dimanche, les gendarmes ont entendu quelque 250 personnes ayant participé au mariage et à deux fêtes voisines le soir de la disparition, dans cette commune de 3 500 habitants. Le secteur parcouru par la « battue citoyenne » a déjà fait l'objet d'intenses recherches. Toute la zone, escarpée et très boisée alentour, a été passée au peigne fin par les gendarmes, assistés par un hélicoptère, des drones, des plongeurs et des maîtres-chiens. Mais depuis vendredi, le dispositif a été allégé.

afp
Samedi 2 Septembre 2017 - 12:05





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