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Bernard Bajolet, ancien patron de la DGSE: Bouteflika est "maintenu en vie artificiellement"


Samedi 22 Septembre 2018 modifié le Dimanche 23 Septembre 2018 - 14:20

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika est "maintenu en vie artificiellement". C’est ce qu’a déclaré, vendredi 21 septembre, Bernard Bajolet, ancien patron de la DGSE (services français extérieurs/2013-2017), au journal le Figaro, ajoutant que "rien ne changera dans cette période" concernant les relations algéro-française.




Bernard Bajolet, ancien ambassadeur de France à Alger (2006 à 2008) et ancien patron de la direction générale de la sécurité extérieure ( DGSE)  de 2013 à 2017
Bernard Bajolet, ancien ambassadeur de France à Alger (2006 à 2008) et ancien patron de la direction générale de la sécurité extérieure ( DGSE) de 2013 à 2017
"Le président Bouteflika, avec tout le respect que j'éprouve pour lui, est maintenu en vie artificiellement. Et rien ne changera dans cette période de transition", lâche l'ancien ambassadeur de France en Algérie (2006-2008) dans une interview au Figaro.

S'exprimant sur l'avenir des relations dificilles entre Paris et Alger, M. Bajolet estime que celles-ci vont connaitre une "évolution à petits pas". "Et ce pour deux raisons. La première tient à un problème de génération. La nomenclature algérienne, issue ou héritière de la guerre d'Algérie, a toujours besoin de se légitimer en exploitant les sentiments à l'égard de l'ancienne colonie."

"La seconde raison est plus conjoncturelle: le président Bouteflika, avec tout le respect que j'éprouve pour lui, est maintenu en vie artificiellement. Et rien ne changera dans cette période de transition", ajoute-t-il

Pour M. Bajolet, "Si ouverture il y a, il faudra aussi qu'elle soit réciproque avec, entre autres choses, l'ouverture des archives du FLN…"

Bernard Bajolet, qui vient de publier un livre intitulé "Le soleil ne se lève plus à l’est", soutient également qu’ "Il y a un réel blocage sur la question des harkis" du côté algérien.

L'Algérie vient de retirer ses policiers en faction devant toutes les enceintes diplomatiques françaises dans le pays, à Alger et dans les autres villes où elles disposent de bâtiments diplomatiques, notamment à Oran (400 km à l'ouest d'Alger) et Annaba (600 km à l'est), qui abritent deux consulats, en réaction à la suppression des policiers en faction devant la résidence de son ambassadeur à Paris.

Samedi 22 Septembre 2018 - 14:31

par Lilla Taleb




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