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Au Maroc, l’enseignement de la langue amazigh est loin d’être un acquis


Vendredi 15 Septembre 2017 modifié le Vendredi 15 Septembre 2017 - 18:42

- Par Narjis Rerhaye -




Pas de rentrée scolaire pour l’amazighité. Le coordonateur de la Fédération nationale des associations amazigh, FNAA, ne décolère pas. L’enseignement efficient de l’amazigh, l’une des deux langues officielles du Maroc, est toujours à la traîne. La rentrée scolaire 2017-2018 se fait sous de bien mauvais auspices pour les défenseurs de cette langue . « Le chef de gouvernement nous ment quand il prétend dans son bilan d’étape que l’enseignement de l’amazigh est un acquis», a déclaré Ahmed Arrehmouch à Atlasinfo .

La fédération nationale des associations amazigh suit de très près l’affaire. Les arguments à charge s’accumulent. Une première liste d’une trentaine d’enseignants de langue amazigh affectés à l’enseignement de l’arabe ou du français -et dont nous avons reçu copie- a été ajoutée au tableau noir des griefs des activistes imazighen.

La baisse du nombre d’élèves et d’enseignants de l’amazigh est pointé d’un doigt accusateur. Depuis 2012, le nombre d’élèves apprenant l’amazigh et d’instituteurs faisant le cours en tachelhit ou tarifit s’est réduit en peau de chagrin, passant de 517 000 à 312 000. « Toujours concernant cette matière qui a été introduite au lendemain de la constitutionnalisation de l’amazigh comme langue officielle du pays, les inspecteurs de l’enseignement de l’amazigh est passé de 80 à 15 en 2016. En fait, il y a un problème structurel. On enseigne l’amazigh et non pas en amazigh. Quant à la transmission de la culture amazigh, c’est la grande absente dans les programmes scolaires », soutient Me Arrehmouch.

A la Fédération nationale des associations amazigh, la mobilisation ne fait que commencer. Des revendications ont été rendues publiques pour que l’enseignement de l’amazigh ne soit plus menacé de disparaître. Le chef de gouvernement, Saaddeddine El Othmani ainsi que le ministre de l’éducation nationale, M. Hassad, sont directement interpellés. « Nous en appelons à l’ouverture d’une enquête parlementaire pour que la lumière soit faite sur cette violation de la constitution », le coordonateur de la FNAA.



Vendredi 15 Septembre 2017 - 17:03





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