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Argentine: le gouvernement écarte un référendum sur l'avortement


Jeudi 9 Août 2018 modifié le Jeudi 9 Août 2018 - 17:44




Le gouvernement argentin a écarté jeudi l'éventualité d'un référendum après le rejet par le parlement d'un projet de loi légalisant l'avortement, et souligné qu'un effort allait être fait sur la prévention.

"Nous ne pensons pas qu'une consultation populaire soit une option. Le choix s'est porté sur un débat parlementaire", a déclaré le chef du gouvernement Marcos Peña, promoteur de l'IVG, alors que la majorité de la coalition gouvernementale Cambiemos (Changeons) était contre.

Le droit à l'avortement a été approuvé en mai en Irlande, par référendum, et le député de Cambiemos Daniel Lipovetzky avait lancé mercredi l'idée d'une votation des 41 millions d'Argentins.

Par 38 voix contre 31, le Sénat a rejeté jeudi le projet de loi, après son adoption en juin par la chambre des députés.

Peña a rappelé que le 21 août l'exécutif allait envoyer au parlement une réforme du code pénal.

Il n'a pas donné de précisions, mais ce sera probablement l'occasion de dépénaliser l'avortement car il existe un consensus sur ce point. Aujourd'hui en Argentine, une femme qui avorte court le risque d'être emprisonnée.

Le président argentin de centre-droit, Mauricio Macri, a célébré "un débat parlementaire mûr" et annoncé un plan pour renforcer l'éducation sexuelle dans les écoles, qui est théoriquement obligatoire depuis une dizaine d'années, mais qui n'est pas appliquée.

"Le débat va continuer, a-t-il assuré. Le problème est là, et nous devons continuer de travailler pour que toutes les femmes aient la possibilité de choisir et de planifier leur vie".

Mauricio Macri se dit opposé à l'Interruption volontaire de grossesse (IVG) mais c'est lui qui a impulsé le débat sur l'avortement au parlement, une première dans l'histoire du pays sud-américain. Avant cela, les tentatives précédentes d'engager un débat au Congrès avaient avaient été bloquées par les parlementaires, sans qu'un vote puisse intervenir.

Jeudi 9 Août 2018 - 17:44

afp




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