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Algérie: l’AFP sous la menace d'une fermeture de son bureau à Alger


Samedi 25 Mai 2019 modifié le Dimanche 26 Mai 2019 - 12:56




Algérie: l’AFP sous la menace d'une fermeture de son bureau à Alger
Un mois et demi après l’expulsion, le 9 avril, par les autorités algériennes, du directeur de l’AFP à Alger, Aymeric Vincenot, qui s’est vu refuser le renouvellement de son accréditation pour 2019, la présence même d’un bureau de l’agence française dans la capitale algérienne pourrait être compromise, rapporte vendredi le journal Le Monde qui cite une source de l’agence.

"Victime de blocages administratifs et bancaires, l’AFP, asphyxiée, pourrait être contrainte de mettre la clé sous la porte à très court terme. + Nous avons le sentiment que le gouvernement algérien fait tout pour que l’on ferme la boutique. Nous sommes dans un cauchemar administratif+, souligne-t-on."

Un imbroglio financier et juridique place l’AFP dans une impasse, note Le Monde, indiquant que les "autorités algériennes n’ont jamais notifié officiellement à la direction de l’agence les raisons qui les ont conduites à ne pas renouveler l’accréditation de Vincent Vincennot. En mars elles avaient simplement fait état oralement, lors de la visite à Alger d’un responsable de la direction parisienne, de divers griefs, portant notamment sur la couverture de l’actualité algérienne et de l’état de santé de M. Bouteflika par le chef du bureau de l’AFP, sans toutefois apporter la moindre preuve d’une faute de sa part."

Dans le dernier classement mondial de la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF), l’Algérie occupe la 141e place sur 180 pays, contre la 136e en 2018. Fin mars, un envoyé spécial de l’agence Reuters, le journaliste tunisien Tarek Amara avait aussi été expulsé d’Algérie, où il couvrait depuis plusieurs jours les manifestations.

Pour le président de Reporters sans frontières, Christophe Deloire, "l’expulsion du directeur du bureau de l’AFP à Alger est plus qu’un signe extrêmement négatif, c’est l’indice d’une volonté de dissimulation : pourquoi violer la liberté de la presse dans une telle période politique ? ", avai-t-il tweeté.

 Nous regrettons cette décision et rappelons notre attachement à la liberté de la presse et à la protection des journalistes, partout dans le monde », avait pour sa part déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Agnès von der Mühll, lors d’un point de presse électronique, sans plus de commentaires.


Samedi 25 Mai 2019 - 17:17

Par Atlasinfo




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