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Algérie: RSF appelle Bouteflika à "intervenir" pour faire libérer des journalistes


Mercredi 31 Octobre 2018 modifié le Jeudi 1 Novembre 2018 - 10:54

Reporters sans frontières (RSF) a appelé mercredi, dans une lettre ouverte, le président algérien Abdelaziz Bouteflika à "intervenir" pour faire libérer trois journalistes algériens récemment écroués après avoir été inculpés notamment de diffamation et outrage aux institutions.




Algérie: RSF appelle Bouteflika à "intervenir" pour faire libérer des journalistes
Le directeur des sites d'information Algérie Direct et Dzair Presse, Adlène Mellah, d'une part et le rédacteur en chef et journaliste du site d'information Algérie Part, Abdou Semmar, et son collaborateur, Merouane Boudiab, d'autre part, ont été placés en garde à vue séparément lundi et mardi, avant d'être déférés, inculpés et placés en détention préventive le 25 octobre.

"Nous vous appelons à intervenir immédiatement en faveur de la libération des journalistes Abdou Semmar, Merouane Boudiab et Adlène Mellah (...) arrêtés et poursuivis pour leur activité journalistique", écrit Christophe Deloire, secrétaire général de l'organisation de défense de la liberté de la presse, dans sa lettre ouverte au président Bouteflika.

"Monsieur le Président, dans votre message adressé aux journalistes et aux médias algériens à l'occasion de la journée nationale de la presse (le 22 octobre, ndlr), vous avez évoqué le rôle déterminant des journalistes pour le renforcement de l'État de droit" et "l'importance de développer une presse professionnelle et indépendante", rappelle-t-il.

Le secrétaire général de RSF rappelle également que c'est sous la présidence de M. Bouteflika en 2016 que "la liberté de la presse est devenue un principe constitutionnel" en Algérie.

Adlène Mellah a été inculpé "d'outrage aux institutions", "enregistrement ou prise de vue sans autorisation ou consentement" et "atteinte à la vie privée", avait indiqué à l'AFP son avocat Me Adelghani Badi. Il risque jusqu'à cinq ans de prison.

Selon son avocat, il a été déféré en compagnie de trois autres personnes, réputés proches d'Amir.dz, un cyberactiviste basé à l'étranger, qui dénonce sur sa page Facebook aux deux millions d'abonnés, les supposées turpitudes de certains dirigeants algériens et que ses détracteurs accusent de se livrer au chantage.

Le même jour, la gendarmerie algérienne avait annoncé avoir démantelé un réseau utilisant les "réseaux sociaux et Internet à des fins criminelles", notamment du chantage via la "publication de photos dégradantes" ou la "diffusion de données personnelles obtenues frauduleusement".

Selon leur avocat, Me Amine Sidhom, Abdou Semmar et Merouane Boudiab ont eux été inculpés de "diffamation" contre Ennahar, principal groupe algérien de média privé, sur plainte de son PDG Anis Rahmani. Celui est devenu récemment l'une des cibles favorites d'Amir.dz, dont les deux journalistes ont repris certaines informations concernant M. Rahmani sur leur site.

Mercredi 31 Octobre 2018 - 23:28

afp




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