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Algérie: Mobilisation internationale pour la libération des leaders de la contestation à Ghardaïa


Mercredi 31 Mai 2017 modifié le Mercredi 31 Mai 2017 - 15:39

Un élan de solidarité internationale s'organise, jour après jour, avec les leaders de la contestation populaire dans la ville de Ghardaïa, centre de l'Algérie, écroués pour s'être élevés, notamment, contre les brutalités policières.




Plusieurs ONG internationales ont exigé lundi la libération de Kamel Eddine Fekhar, icône de la lutte pour les droits dans cette ville martyre, où des dizaines de personnes ont été tuées dans des affrontements intercommunautaires d'une rare violence entre Arabes et Amazighs, au cours des dernières années.

Le célèbre militant est poursuivi aux côtés de 40 de ses camarades, pourchassés par les services de sécurité depuis les heurts meurtriers de 2015, durant lesquels l'acharnement des forces de l'ordre contre les militants amazighs a été attesté par plusieurs sources indépendantes.

"Les autorités algériennes devraient abandonner tous les chefs d'inculpation retenus à l'encontre d'un activiste de renom et de ses 40 coaccusés, qui sont fondés sur leur militantisme pacifique en faveur des droits de la minorité amazighe", soulignent de prestigieuses organisations, à l'image de Human Rights Watch et Amnesty International.

Une responsable de Human Rights Watch a estimé que le pouvoir doit juger les personnes soupçonnées d'avoir fomenté et participé aux graves violences survenues à Ghardaïa sur la base "d’éléments de preuve solides et individualisés".

M. Fekhar, ancien responsable de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'Homme (LADDH), et ses co-accusés sont placés en détention depuis les événements tragiques ayant endeuillé la ville, en juillet 2015.

Dans l'attente de son jugement, Kamel Eddine Fekhar a observé, à plusieurs reprises, une grève de la faim pour dénoncer sa détention "arbitraire".

"Il risque au moins vingt ans de prison et ça peut aller jusqu'à la perpétuité", avait fait savoir son avocat qui relève que son client fait les frais d'un "procès politique décidé par des hauts responsables de l'Etat".

Dans une autre affaire, M. Fekhar a été condamné, mercredi dernier, à 5 ans de prison, dont 18 mois ferme, à cause d'articles publiés, en 2013, pour "dénoncer la complicité des forces de sécurité" lors de la répression des manifestations à Ghardaïa.

(Avec MAP)
Mercredi 31 Mai 2017 - 07:01





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