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Venezuela : un mort, l'opposition va manifester malgré l'interdiction


Jeudi 27 Juillet 2017 modifié le Vendredi 28 Juillet 2017 - 00:09

Un homme de 49 ans est décédé jeudi dans une manifestation au Venezuela, au deuxième jour de la grève générale contre l'élection dimanche d'une Assemblée constituante, selon le Parquet, et l'opposition a appelé à continuer à manifester malgré l'interdiction du gouvernement.




Le décès de Leonardo Gonzalez, "durant une manifestation" dans l'Etat de Carabobo (nord), est le quatrième en deux jours au cours de cette grève générale de 48 heures. Il porte à 107 le nombre des morts depuis le début des manifestations contre le président Nicolas Maduro début avril.

L'opposition vénézuélienne a toutefois appelé jeudi à défiler vendredi dans tout le pays contre le projet de Constituante voulue par le président socialiste Nicolas Maduro, malgré l'interdiction du gouvernement de manifester.

"Le régime a annoncé qu'il était interdit de manifester (...). On répond avec la prise du Venezuela demain", a écrit sur son compte Twitter la coalition de l'opposition, la Table de l'unité démocratique (MUD).

"Sont interdits : les réunions et manifestations publiques, les rassemblements et tous les événements de même nature susceptibles de perturber ou d'affecter le déroulement normal du processus électoral", avait déclaré peu avant le ministre de l'Intérieur, le général Nestor Reverol, à la veille d'une manifestation de l'opposition, à l'origine prévue uniquement à Caracas.

Les contrevenants risquent de cinq à dix ans de prison.

Ces annonces interviennent alors que le pays est en partie paralysée par une grève générale de 48 heures organisée par l'opposition.

Les antichavistes (du nom d'Hugo Chavez, président de 1999 à son décès en 2013, dont Nicolas Maduro est l'héritier) tentent à tout prix d'empêcher la désignation dimanche des 545 membres d'une Assemblée constituante voulue par le président pour réécrire la Constitution à son avantage, selon l'opposition.

Le chef de l'Etat, dont le mandat s'achève en janvier 2019, fait face depuis plus de quatre mois à des manifestations quasi-quotidiennes pour réclamer son départ.

Les antichavistes voient dans ce projet de réécrire la Constitution un moyen pour M. Maduro de se cramponner au pouvoir, de contourner le Parlement élu, où l'opposition est majoritaire, et d'éviter l'élection présidentielle de la fin 2018.

Le gouvernement assure au contraire que la future Assemblée sera un "super pouvoir" qui aura la capacité de dissoudre le Parlement, qu'elle apportera la paix et permettra au pays de se redresser économiquement.

Avec AFP
Jeudi 27 Juillet 2017 - 22:16





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