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Valls et des ténors du PS appellent à serrer les rangs


Dimanche 7 Septembre 2014 modifié le Dimanche 7 Septembre 2014 - 15:33

Les ténors du Parti socialiste appellent les membres de la majorité à serrer les rangs pour défendre François Hollande, qui a écarté l'hypothèse d'une démission face à défiance qui s'élève dans l'opinion à mi-quinquennat.




Après une semaine dévastatrice pour le chef de l'Etat, marquée par le livre vengeur de son ex-compagne Valérie Trierweiler le présentant comme un homme de gauche n'aimant pas les pauvres, un nouveau sondage vient noircir le tableau.

Selon une enquête de l'Ifop pour le Journal du dimanche (JDD), 85% des Français ne souhaitent pas qu'il postule à un second mandat et, surtout, l'idée d'une dissolution progresse, passant en moins de trois mois de 17% à 23%.

François Hollande, qui traverse une impopularité record, a rejeté vendredi toute idée de démission avancée par certains élus UMP ou d'extrême droite, alors que le Front national semble progresser sondage après sondage.

"Il n'y a pas de sondage, aussi difficile soit-il (...) qui puisse interrompre le mandat que donne le peuple au président de la République", a dit le chef de l'Etat lors d'une conférence de presse. "J'agis et j'agirai jusqu'au bout".

Des politologues considèrent que la marge de manoeuvre de François Hollande, qui peut, outre démissionner, dissoudre l'Assemblée nationale ou convoquer un référendum qui le relégitimerait, est faible.

Mais le Premier ministre Manuel Valls, qui semble entraîné dans la chute du président seulement cinq mois après son arrivée à Matignon, appelle les socialistes à "tenir".

"Je ne crois pas que les Français souhaitent une crise institutionnelle qui se grefferait à la crise économique, sociale, qui dure depuis des années", dit-il au JDD.

AUBRY VA FAIRE DES PROPOSITIONS

"Les Français ont élu le président de la République pour cinq ans, c'est lui qui a la légitimité du peuple. J'en appelle à la responsabilité de la gauche et du PS", ajoute-t-il. "Il faut tenir".

Julien Dray, vice-président PS du conseil régional d'Ile-de-France et proche du chef de l'Etat, a dénoncé dimanche "la démocratie d'opinion" et les "orages médiatiques qui finissent par créer l'événement".

"Je ne veux pas que s'établisse une sorte d'ébullition qui donnerait le sentiment que le pays est au bord du gouffre. Le pays n'est pas au bord du gouffre", a-t-il dit au Grand Rendez-Vous sur Europe 1, i&gt,télé et Le Monde.

"La gauche a besoin de se ressaisir", a-t-il ajouté en reprochant aux contestataires de gauche réclamant un changement de cap de jouer les "apprentis sorciers".

La maire de Lille, Martine Aubry, a fait entendre sa différence en annonçant qu'elle allait faire des propositions par écrit cette semaine au gouvernement pour obtenir une inflexion de la politique économique.

"Je pense qu'il y a des inflexions à faire dans la politique économique", a-t-elle dit sur Europe 1. "Je parlerai dans quelques temps, les propositions je les ferai par écrit, pas dans les petites phrases".

Pour Claude Bartolone, le président PS de l'Assembléee nationale, qui écarte toute idée de dissolution, la crise actuelle montre que les institutions sont "dépassées".

"L'idée de confier, tous les cinq ans, notre destin à un sauveur suprême est finie", dit-il au JDD.

Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS, prône lui aussi une réforme institutionnelle, appelant la gauche à la raison alors que Manuel Valls doit demander la confiance pour son second gouvernement le 16 septembre.

Le secrétaire national du PCF Pierre Laurent et l'ex-dirigeant du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon ont appelé samedi les parlementaires à voter contre la confiance.

En dépit de la fronde d'une partie de l'aile gauche du PS, le Premier ministre a cependant dit ne pas douter d'obtenir la majorité requise.
Dimanche 7 Septembre 2014 - 13:31

Avec Capital




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