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"Un étranger criminel ne peut pas rester en France" (député UMP Gilard)


Jeudi 9 Décembre 2010 modifié le Jeudi 9 Décembre 2010 - 11:52

Les 43 députés UMP (majorité présidentielle) du collectif la Droite populaire souhaitent que les jurés populaires des cours d'assises puissent interdire de territoire les criminels de nationalité étrangère.




"Un étranger criminel ne peut pas rester en France" (député UMP Gilard)
Mardi, les députés UMP du collectif la Droite populaire ont défendu à l'Assemblée nationale l'amendement qu'ils souhaitent faire adopter dans le projet de loi Loppsi 2. Ce dernier prévoit que les jurés populaires, qui siègent en cours d'assises, puissent prononcer une peine complémentaire d'interdiction de territoire à l'encontre d'un "criminel de nationalité étrangère". Le texte sera examiné en seconde lecture à partir du 14 décembre.

Dans un entretien au site du "Journal du Dimanche", le député UMP Franck Gilard, qui a déposé un amendement en ce sens, déclare qu'"'un étranger qui a commis un crime ne peut pas rester dans le pays. Point barre".

"Il y a un distinguo à faire entre les étrangers et les citoyens français. Il est tout à fait normal qu'il y ait un traitement différent quand il s'agit de crimes. La question n'est pas la couleur de leur peau mais celle de la citoyenneté. Il y a une nuance entre les droits de l'Homme et les droits du citoyen. Parmi les étrangers, il y a beaucoup de braves gens, qui possèdent des valeurs que je partage, mais les canailles, on les fout dehors", at-il dit.

Selon le députéUMP, "Il y a un problème avec l'immigration de manière générale et les étrangers en France. Moi je ne me cache pas derrière mon petit doigt pour le dire! Il faut arrêter de vivre dans le monde des Bisounours. Le politiquement correct est coupé de la réalité".

Sur la décision de la Suisse d'expulser automatiquement les criminels étrangers ,Franck Gilard dit ne pas se prononcer vraiment pour la même démarche. "La décision que je préconise ne serait prise qu'en cas de crimes et non de délits, comme c'est le cas en Suisse".

"Ils ont adopté une mesure automatique alors que nous souhaitons que chaque président de cours d'assises ait pour obligation de soumettre la question aux jurés populaires. C'est du cas par cas. Il s'agit d'une peine accessoire", a-t-il ajouté.

Jeudi 9 Décembre 2010 - 11:10





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