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Un échec du plan Annan en Syrie ouvrirait la voie à un conflit (Juppé)


Jeudi 19 Avril 2012 modifié le Vendredi 20 Avril 2012 - 00:23




Un échec du plan Annan en Syrie ouvrirait la voie à un conflit (Juppé)
Un échec du plan de cessez-le-feu du diplomate Kofi Annan en Syrie ouvrirait la voie à une guerre civile, voire un conflit régional, a déclaré jeudi le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé.

La France, qui accueillait les ministres des Affaires étrangères d'une quinzaine de pays occidentaux et arabes, a imputé au régime de Bachar al-Assad la responsabilité du non-respect du cessez-le-feu prévu par le plan de l'émissaire international Kofi Annan. Au contraire de l'opposition qui "a rempli ses obligations", a dit le chef de la diplomatie Alain Juppé.

"Le plan Annan, c'est l'assurance de la paix et de la liberté. Son échec, c'est le chemin vers la guerre civile, voire régionale", a poursuivi le ministre français après la réunion à Paris des pays du groupe des "Amis de la Syrie".

"Nous ne pouvons pas attendre, le temps est compté. Il faut que les observateurs soient vite deployés et puissent agir sans entrave", a-t-il ajouté. "Si ce n'était pas le cas, nous devrions examiner quelles autres options s'ouvrent au Conseil de sécurité (de l'Onu) et à la communauté internationale".

"Chaque jour qui passe se traduit par la mort de dizaine de civils syriens supplémentaires", a dit Alain Juppé. "Il n'est plus temps de tergiverser, il est temps d'agir."

Le plan en six points de l'émissaire international Kofi Annan prévoit, après le cessez-le-feu, "un processus politique ouvert, dirigé par les Syriens, de façon à répondre aux aspirations et préoccupations légitimes du peuple syrien".

"Si le plan Annan ne peut se mettre en place de manière efficace, alors nous envisagerons d'autres options", a poursuivi M. Juppé. "Nous avons décidé de faire en sorte que le Conseil de sécurité examine d'autres d'options", a-t-il insisté.

Présente à la réunion de Paris, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a évoqué une résolution du Conseil de sécurité comprenant des sanctions si les observateurs étaient empêchés d'accomplir leur mission.

Ces sanctions pourraient inclure un embargo sur les armes et les déplacements ainsi que des mesures d'ordre économique, a-t-elle ajouté.

Jeudi 19 Avril 2012 - 23:48





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