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UMP: effervescence avant remaniement


Mercredi 3 Novembre 2010 modifié le Mercredi 3 Novembre 2010 - 21:06

Xavier Bertrand a organisé mercredi à Paris une journée de réflexion sur l'éducation en vue d'une profonde réforme




UMP: effervescence avant remaniement
L'école est devenue ces derniers jours un terrain de "confrontation" entre Xavier Bertrand donné entrant au gouvernement, et le patron des députés UMP Jean-François Copé qui pourrait lui succéder à la tête du parti.

Autre ténor très présent dans les médias, Jean Louis-Borloo. Mardi, le ministre de l'Ecologie a reçu opportunément un rapport flatteur.

Bertrand énonce ses propositions en matière d'éducation


C'est la Cité des Sciences du Parc de la Villette, à Paris, que l'UMP a choisi pour lancer ses "rendez-vous pour la France", un cycle de dix conventions qui doivent contribuer à l'élaboration du programme du parti pour 2012.

L'UMP, qui veut être "un lieu de réflexion, de travail, de création d'un projet pour 2012", a confié à Nathalie Kosciusko-Morizet et Laurent Wauquiez, secrétaires d'Etat et cadres de l'UMP, la charge de ces débats. A leurs côtés, enseignants, élus, experts et parents d'élèves discuteront sur l'avenir de l'école, avant le discours de clôture de Xavier Bertrand. Le secrétaire général a toutefois pris de l'avance en présentant ses propositions dans Le Figaro de mercredi.

Partisan du passage du collège unique au collège pour chacun, Xavier Bertrand préconise que les élèves de 6e et 5e aient "moins d'enseignants différents", mais (...) que ceux-ci "passent plus de temps avec leurs élèves" et soient "plus polyvalents".

Autre pistes citées, pas nouvelle mais polémique, "la suspension des allocations familiales en cas d'absentéisme", "un élément fondamental de la responsabilisation" des parents, souligne même le chef de file de l'UMP.

Quant à l'idée lancée la semaine dernière par Jean-François Copé, d'un examen d'entrée en 6e, Xavier Bertrand y préfère "un "contrats d'objectifs signé entre les recteurs et les directeurs d'école primaire" afin que "100% des élèves" maîtrisent "les savoirs fondamentaux dès fin du CE1".

Borloo vante le Grenelle


Présent dimanche sur Canal Plus et interviewé mardi dans Le Parisien-Aujourd'hui en France, le ministre de l'Ecologie se démène dans les médias. Pour faire oublier sa gestion critiquée de la crise de l'essence ?

Toujours est-il que la méthode "Grenelle" a été largement citée par Jean-Louis Borloo ces derniers jours. Et pour cause. "Près de 90% des Français approuvent cette méthode de négociation à cinq entre Etat, associations, collectivités, syndicats, entreprises", a expliqué dans le quotidien celui que le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, qualifiait il y a peu "d'orfèvre en matière sociale".

Histoire de pousser l'avantage et dans l'optique de l'un des derniers grands chantiers du quinquennat annoncé par le chef de l'Etat, Jean-Louis Borloo soutient d'ailleurs, dans le même entretien, que la méthode "Grenelle" était "applicable à de nombreux domaines de la vie quotidienne des Français", notamment à la "fiscalité".

Fillon"la force tranquille", Copé "prêt à"


Le fauteuil à Matignon n'est pourtant pas encore vacant et François Fillon se garde bien de révéler ses intentions. Face à celui qu'il a qualifié de "zozo" devant ses visiteurs au sujet de la gestion de la pénurie de carburants, le premier Ministre reste fidèle à sa ligne de conduite. Mesure et constance. Il en a les moyens.

Il dispose "d'une situation confortable" dans la mesure "où les différentes sensibilités de la majorité peuvent se reconnaître en lui", explique François Miquet-Marty, directeur de Viavoice. Annoncé depuis 6 mois, le remaniement n'en a finit plus d'aiguiser les appétits et de susciter des vocations.

Xavier Bertrand a jugé mercredi sur RTL "possible" que Jean-François Copé prenne sa place comme secrétaire général de l'UMP, soulignant que cette question relevait du choix de Nicolas Sarkozy.

Presque au même moment sur RMC, Jean-François Copé a répété qu'il souhaitait mettre le parti "en ordre de bataille dans la perspective de l'élection présidentielle" de 2012, mais que le chef de l'Etat ne lui avait "pas encore répondu" sur son "offre de services". "Il est inutile de vous dire que pour moi, il est hors de question de faire la moindre spéculation dans ce domaine", a-t-il ajouté.

S'il le dit...



Par Catherine Rougerie
(FTV)
Mercredi 3 Novembre 2010 - 20:52





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