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Tunisie: un ex-Premier ministre évoque un complot pour le tuer, le parquet enquête


Lundi 15 Septembre 2014 modifié le Lundi 15 Septembre 2014 - 19:53

Le parquet tunisien a annoncé lundi l'ouverture d'une enquête après que l'ancien Premier ministre et candidat à la présidentielle Beji Caïd Essebsi, 87 ans, a accusé des membres de son propre parti de vouloir l'assassiner.




L'ancien Premier ministre tunisien et candidat à la présidentielle Beji Caïd Essebsi.
L'ancien Premier ministre tunisien et candidat à la présidentielle Beji Caïd Essebsi.
M. Essebsi, considéré comme le principal opposant aux islamistes d'Ennahda, a accusé lors d'un meeting vendredi des personnalités "infiltrées" dans son parti Nidaa Tounes et opposées à sa candidature à la présidentielle de novembre de vouloir l'éliminer.

"Après les déclarations de Beji Caïd Essebsi lors d'un meeting le 12 septembre, le parquet a ouvert une enquête" et "le juge d'instruction va convoquer M. Essebsi pour qu'il révèle ceux qui sont impliqués", a indiqué un porte-parole du parquet, Allala Rhouma, en invoquant les articles du code pénal traitant de tentative d'homicide et d'association de malfaiteurs.

Alors que des législatives sont prévues en octobre et une présidentielle en novembre, Nidaa Tounes se déchire depuis des semaines en interne sur la place à accorder aux anciens cadres du régime déchu de Zine El Abidine Ben Ali et sur la candidature de M. Essebsi au regard de son grand âge.

Lundi, le parti a exclu deux de ses figures. L'une d'elles, Omar Shabou, avait indiqué la veille à la télévision avoir pris connaissance du dossier médical de M. Essebi et assuré que son état de santé ne lui permettait pas d'assurer les fonctions de chef de l'Etat.

M. Essebsi est l'un des favoris de la course à la présidence. Figure politique de premier plan sous le premier président Habib Bourguiba, puis chef du Parlement sous le régime de Ben Ali, il s'était peu à peu retiré de la vie publique dans les années 2000.

Il est revenu sur le devant de la scène à la faveur de la révolution de janvier 2011, prenant la tête d'un gouvernement de transition qui a organisé les premières élections libres de l'histoire de la Tunisie, remportées par les islamistes d'Ennahda.

Depuis, M. Essebsi n'a eu cesse de se présenter comme la seule alternative politique à Ennahda.
Lundi 15 Septembre 2014 - 15:47

Avec AFP




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