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Tunisie : les islamistes d'Ennahda gagnent les élections du 23 octobre


Vendredi 28 Octobre 2011 modifié le Vendredi 28 Octobre 2011 - 14:56

Le Mouvement Annahda a remporté les élections tunisiennes du 23 octobre avec 41,47 % des voix, selon le résultat final annoncé jeudi par l'Instance supérieure indépendante des élections.




Rachid Ghannouchi, le chef du parti islamiste tunisien Ennahda
Rachid Ghannouchi, le chef du parti islamiste tunisien Ennahda
La victoire du parti Ennahda a été confirmée jeudi soir par le chef de la commission électorale qui a précisé que les islamistes avaient obtenu 90 Sièges de 217 à l'Assemblée constituante tunisienne.

Ce succès d'Ennahda devrait lui permettre de former un gouvernement dirigé par les islamistes, le premier depuis les soulèvements du printemps arabe qui avaient conduit à la chute du président Zine Ben Ali.

Kamel Jandoubi a déclaré lors d'une conférence de presse que le Congrès pour la République, parti laïque classé à gauche, arrivait en deuxième place avec 30 sièges à l'issue des élections constituantes de dimanche.

Ennahda s'est employé depuis plusieurs jours à rassurer les laïcs et les investisseurs étrangers inquiets de voir émerger un gouvernement islamiste dans l'un des pays les plus libéraux du monde arabe.

Les droits des femmes et de tous ceux qui n'ont pas d'appartenance religieuse affirmée seront protégés en Tunisie, a promis le dirigeant islamiste Rachid Ghannouchi après la confirmation de la victoire de son parti.

"Nous allons poursuivre cette révolution pour atteindre l'objectif d'une Tunisie libre, indépendante, en développement et prospère dans laquelle les droits de Dieu et du prophète, des femmes, des hommes, des croyants et des non croyants seront garantis parce que la Tunisie appartient à tous", a-t-il dit.

Ennahda, qui était interdit sous le règne de Zine Ben Ali, n'a pas remporté la majorité absolue au sein de la nouvelle assemblée mais elle a réuni suffisamment d'élus pour espérer former un gouvernement de coalition avec deux des formations laïques de centre-gauche arrivées derrière elle.

L'actuel Premier ministre, Beji Caïd Essebsi, qui devrait être remplacé par un représentant d'Ennahda, a affirmé jeudi qu'il n'a aucune raison de douter des engagements des islamistes en faveur d'un Etat civil et démocratique.


Vendredi 28 Octobre 2011 - 01:05

Avec Reuters




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