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Tunisie: les auteurs de l'attentat du musée du Bardo se sont entraînés en Libye


Vendredi 20 Mars 2015 modifié le Vendredi 20 Mars 2015 - 15:41

Les deux auteurs de l'attentat du musée du Bardo à Tunis, qui a coûté la vie à 21 personnes dont 20 touristes, se sont formés au maniement des armes en Libye, a affirmé le secrétaire d'Etat tunisien chargé des affaires sécuritaires.




Des membres des forces de sécurité tunisienne près du musée du Bardo.
Des membres des forces de sécurité tunisienne près du musée du Bardo.
Il s'agit de "deux éléments extrémistes salafistes takfiris. Ils ont quitté clandestinement le pays en décembre dernier pour la Libye et ont pu se former aux armes en Libye" avant de regagner la Tunisie, a déclaré Rafik Chelly jeudi soir à la chaîne privée AlHiwar Ettounsi.

"Nous n'avons pas les détails mais il y a des camps d'entraînement pour les Tunisiens (en Libye) à Sabratha, à Benghazi et à Derna, donc (ils ont pu se former) dans l'un de ces camps", a-t-il ajouté.

Les deux assaillants avaient été identifiés par les autorités comme Yassine Abidi et Hatem Khachnaoui.

M. Chelly a précisé que Yassine Abidi avait été arrêté avant son départ en Libye, sans autres précisions.

Les deux hommes étaient "des éléments suspects" faisant partie "de ce qu'on appelle les cellules dormantes, formées d'éléments présents dans les villes, connus, dont nous savons qu'ils sont takfiris, dont nous savons qu'ils peuvent mener des opérations mais il faut rassembler les indices pour pouvoir mener une arrestation", a fait valoir le responsable.

L'attaque de mercredi a frappé le plus prestigieux musée du pays, faisant 21 morts selon un dernier bilan officiel, et a été revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique (EI), qui contrôle de vastes régions en Syrie et en Irak.

Depuis 2011, la Tunisie lutte contre un groupe jihadiste lié au réseau Al-Qaïda au Maghreb islamique, la Phalange Okba Ibn Nafaâ, qui a tué des dizaines de policiers et soldats à la frontière algérienne.

En outre, au moins 500 Tunisiens ayant combattu en Irak, en Syrie ou dans la Libye voisine dans les rangs d'organisations jihadistes comme l'EI sont rentrés dans leur pays. La police les considère comme l'une des principales menaces à la sécurité nationale.
Vendredi 20 Mars 2015 - 09:20

Avec AFP




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