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Tunisie: le parti islamiste Ennahda se proclame "centriste" et "modéré"


Lundi 16 Juillet 2012 modifié le Lundi 16 Juillet 2012 - 16:07




Tunisie: le parti islamiste Ennahda se proclame "centriste" et "modéré"
Les islamistes d'Ennahda, au pouvoir en Tunisie, ont adopté dimanche en congrès une motion sur leur engagement "centriste" et "modéré", mais les débats se poursuivaient toujours dans la nuit sur l'avenir du parti, après quatre jours de réunion.

"Cette nuit nous allons annoncer les résultats lors d'une grande fête", a déclaré le chef historique et co-fondateur d'Ennahda, Rached Ghannouchi, très influent sur la scène politique tunisienne bien qu'il n'occupe aucune fonction officielle.

Ce dernier a répété à plusieurs reprises ces derniers jours que Ennahda, inspiré à l'origine des Frères musulmans égyptiens, devait devenir un parti de gouvernement "modéré".

Lors d'une conférence de presse, le président du Congrès et ministre de la Santé, Abdelatif Mekki a confirmé que le millier de délégués réunis au Kram, en banlieue nord de Tunis, avaient adopté un texte confirmant cette orientation.

La motion, qui n'a pas été publiée, "conforte les choix centristes et modérés, le bannissement de l'extrémisme", a assuré le responsable.

Vers minuit heure locale (23H00 GMT dimanche), il a indiqué, sans plus de précisions, que le parti avait adopté une stratégie économique pour la "création d'emplois", alors que le chô mage notamment des jeunes était l'un des grands facteurs de la révolution de 2011.

Dans la nuit de dimanche à lundi, les délégués vont encore désigner les instances dirigeantes du parti, en particulier le chef du parti, un poste que devrait conserver, sauf surprise, Rached Ghannouchi.

Des questions restent encore en suspens, en particulier les délégués n'ont pas tranché leur position concernant la nouvelle Constitution du pays, en cours de rédaction à l'Assemblée nationale constituante (ANC).

Ils ont confirmé qu'Ennahda militera pour un régime parlementaire mais sans déterminer encore s'il sera pur ou laissera des prérogatives importantes au chef de l'Etat comme le réclament les partenaires des islamistes au gouvernement, selon M. Mekki, qui a assuré que la question sera tranchée dans la nuit.


Lundi 16 Juillet 2012 - 07:54





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