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Tunisie: le gouvernement lie salafistes et terrorisme


Lundi 20 Mai 2013 modifié le Lundi 20 Mai 2013 - 13:43




Tunisie: le gouvernement lie salafistes et terrorisme
Le mouvement salafiste tunisien Ansar Ashariaa, au coeur des violences de dimanche à Tunis, est "impliqué dans le terrorisme", a déclaré le. "Ansar Ashariaa est une organisation illégale (...) qui est en relation et impliqué dans le terrorisme", a-t-il dit à la télévision d'Etat en marge d'un déplacement au Qatar.

Ce groupe « est en relation et est impliqué dans le terrorisme », a ajouté ce haut responsable du parti islamiste Ennahdha qui dirige le gouvernement. Ali Larayedh, ancien ministre de l'Intérieur, est la bête noire des salafistes.
Ansar al-Charia est considéré depuis longtemps comme proche d'Al-Qaïda, alors que la Tunisie connaît un essor des groupuscules jihadistes depuis la révolution de 2011. Il est notamment accusé par les autorités de l'attaque de l'ambassade américaine à Tunis en septembre 2012 (quatre morts parmi les assaillants).

Dimanche, le ministère de l'Intérieur a indiqué que les militants d'Ansar Al-Charia avaient déclenché de violents heurts dans les rues de la banlieue ouest de Tunis. « Quinze policiers ont été blessés, trois grièvement dont un en réanimation. Trois manifestants ont été blessés et un est mort », a déclaré le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Mohamed Ali Aroui dont le précédent bilan faisait état de 14 blessés. L'hôpital Mongi Slim a de son côté précisé que le manifestant, Moez Dahmani, né en 1986, avait été tué par balle.

Faute d'avoir pu tenir son congrès à Kairouan, à 150 km de Tunis, bouclée par un impressionnant dispositif de sécurité, Ansar Al-Charia a appelé ses partisans à se rassembler Cité Ettadhamen, un bastion salafiste à 15 km à l'ouest de la capitale. Des heurts ont éclaté dans ce quartier en début d'après-midi et se sont poursuivis dans la cité voisine d'Intikala, où les centaines de manifestants armés de pierres, d'armes blanches et de cocktails Molotov se sont réfugiés après avoir été repoussés par des tirs, des gaz lacrymogènes ainsi que l'avancée de blindés. Dans la soirée des heurts sporadiques avaient encore lieu mais la police semblait contrôler ces quartiers.

Le gouvernement, dirigé par le parti islamiste Ennahdha, avait interdit le congrès d'Ansar al-Charia à Kairouan en estimant qu'il représentait une « menace ». Ainsi, son chef en fuite Abou Iyadh, un vétéran d'Al-Qaïda en Afghanistan, libéré de prison à la faveur de l'amnistie postrévolutionnaire, a menacé le gouvernement d'une « guerre » la semaine dernière, accusant Ennahdha de mener une politique anti-islam.

Lundi 20 Mai 2013 - 00:51





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