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Tindouf: le détournement de l'aide humanitaire profite aux hauts responsables algériens et aux dirigeants du polisario


Mercredi 4 Février 2015 modifié le Mercredi 4 Février 2015 - 18:14




Le système de détournement de l'aide internationale humanitaire destinée aux camps de Tindouf que l'Office européen de lutte anti-fraude (OLAF) a révélé "profite à des hauts responsables algériens et aux dirigeants du front polisario, indique, mardi 'The European Union Bulletin''.

Les services secrets algériens (DRS) tirent également profit de la manne humanitaire, souligne 'The European Union Bulletin'' qui vient de mettre en ligne sur son portail la version intégrale du rapport de l'OLAF sur le détournement de l'aide humanitaire destinée aux populations séquestrées dans les camps de Tindouf dans le sud-ouest algérien.

L'OLAF, ajoute la même source, fait état de détournements à grande échelle et depuis plusieurs années d'une grande partie de l'aide humanitaire accordée aux habitants des camps de Tindouf au profit d'officiels algériens et de la direction du polisario.

Dans son rapport, l'OLAF accuse également les dirigeants du polisario de 'soutirer de l'aide aux donateurs et aux organisations humanitaires en leur soumettant de fausses factures et des projets virtuels qui n'ont jamais vu le jour''.

Les services secrets algériens (DRS) constituent l'un des maillons forts de 'la chaîne de détournement'', écrit le bulletin de l'UE, qui fait observer que les agents du DRS ont mis en place des points de vente de l'aide humanitaire au sein même des camps de Tindouf, alors que celle-ci est censée leur être distribuée sous forme de dons.

De cette manière, poursuit le bulletin de l'UE, les services secrets algériens récupèrent indirectement une grande partie de l'argent qui circule dans les camps.

'The European Union Bulletin'', qui souligne l'ampleur des détournements depuis 1975, note que le soutien financier de la Commission européenne aux camps de Tindouf par le biais de la Direction générale de l'aide humanitaire (DG ECHO) s'élève à 105 millions d'euros entre 1994 et 2004 sur la base d'une population estimée par les autorités algériennes à 155.000.

Il ajoute à cet égard que l'enquête de l'OLAF sur les détournements de l'aide humanitaire a révélé que la majeure partie de celle-ci se négocie notamment sur les marchés de Béchar en Algérie, à 800 km de Tindouf, de même que les dons de médicaments et de matériel médical qui sont vendus à Tindouf et à Alger. Selon l'OLAF, le port d'Oran où débarque l'aide humanitaire internationale destinée aux populations séquestrées dans les camps de Tindouf est un point stratégique dans le système de détournement mis en place par l'Algérie et le polisario.

C'est au sein de cette structure portuaire algérienne que 's'opère le tri entre ce qui doit arriver et ce qui peut être détourné'', souligne l'OLAF, qui note que les aliments de bonne qualité destinés à être distribués aux populations des camps sont remplacés à Oran par leur équivalent de qualité moindre pour être revendus.

L'OLAF estime qu'à ce stade, un tiers de l'aide alimentaire est tronqué pour être distribué sur place ou vendu localement. Les deux tiers restants qui prennent la direction de Tindouf n'échappent pas non plus au système de pillage savamment entretenu par les autorités algériennes, une grande partie de l'aide étant vendue sur le trajet pour le compte des dirigeants du polisario et des généraux algériens.

Mercredi 4 Février 2015 - 13:27






1.Posté par Farid Mnebhi le 04/02/2015 14:37 | Alerter
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Les séquestrés sahraouis de Tindouf en grand danger, alerte le Rapport d'OLAF
L'Algérie et le polisario viennent de recevoir un terrible coup de massue sur leur tête.
En effet, l'Union Européenne a obtenu la copie en français du rapport relatif aux enquêtes diligentées par l'Office européen de Lutte Anti Fraude (OLAF) sur l'aide humanitaire octroyée aux séquestrés sahraouis des camps de Tindouf dans le Sud de l'Algérie.
Un rapport que l'on peut lire sur le lien eubulletin.com sous le titre " Exclusif : OLAF report reveals diversions of EU Aids to ..." et qui a été mis en ligne le 03 février 2015.
Il est, donc aujourd'hui, incontestable que les résultats des investigations menées par OLAF révèlent un détournement à grande échelle des aides de l'Union Européenne destinées aux séquestrés sahraouis des camps de la honte à Tindouf en Algérie.
Dans ce rapport, il est fait clairement mention que ces aides sont détournées par des hauts dignitaires du régime algérien et du polisario, notamment en raison d'une surestimation du nombre de réfugiés sahraouis par l'Algérie qui refuse tout recensement.
Ce même rapport révèle l'existence de nombreux entrepôts dits secrets où sont entreposées les marchandises détournées et par la suite convoyées vers la Mauritanie et le Mali pour y être écoulées au grand profit de hauts responsables algériens et polisariens.
Le Département d'aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO) a ainsi pu découvrir que ses produits, destinés aux réfugiés sahraouis des camps de Tindouf, étaient vendus sur les marchés de Béchar en Algérie mais également à Nouakchott, Chingetti et Nema, trois villes mauritaniennes.
Même les dons en matériel médical ont été vendus à Tindouf et Alger. Quant aux pièces de rechange pour les réservoirs d'eau, une ressource vitale dans cette région désertique, ont été commandées à plusieurs reprises et revendues.
Participent également à ces détournements les agent des services algériens (DRS) qui disposent de magasins d'alimentation dans les camps des séquestrés sahraouis pour y vendre l'aide humanitaire détournée.
Ces mêmes agents récupèrent aussi les salaires et pensions versées par le gouvernement espagnol aux sahraouis retraités.
Au regard de ce qui précède, il est plus qu'urgent que la communauté internationale se mobilise pour mettre fin au calvaire que subissent les séquestrés sahraouis dans les camps de Tindouf où l'alimentation de base et l'eau sont d'une extrême rareté. Des séquestrés sahraouis en grand danger en raison d'une volonté d'enrichissement de grands pontes algériens et polisariens.
Farid Mnebhi.

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