Syrie: Moscou annonce l’arrêt des frappes de l’armée à Alep

La Russie, alliée clé du régime de Bachar al-Assad, a annoncé jeudi un arrêt des raids aériens et des tirs d’artillerie de l’armée syrienne sur les quartiers rebelles d’Alep, une mesure censée assurer l’évacuation de milliers de civils pris au piège des violences.

Après l’annonce surprise de Moscou qui n’a pas été commentée par Damas, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a noté un arrêt des frappes de l’aviation syrienne et une baisse des tirs d’artillerie dans les derniers secteurs où les rebelles sont retranchés.

"C’est plus calme. Même les tirs d’armes légères ont diminué ce qui n’avait jamais été le cas jusqu’à présent", a également confirmé le correspondant de l’AFP à Alep-Est.

Mais par la suite, l’OSDH a fait état de combats sporadiques et de nouveaux raids dans de nombreux quartiers rebelles d’Alep-Est où au moins 18 civils ont été tués jeudi. Le correspondant de l’AFP a précisé que des bombardements ont eu lieu dans les quartiers de Kallassé et de Maadi.

Un responsable du groupe rebelle Noureddine al Zinki, Yasser Youssef, a lui émis des doutes sur l’annonce russe. "On ne peut juger du sérieux de cette déclaration qu’à la lumière de mesures concrètes garanties par l’ONU", a-t-il dit à l’AFP.

Fort de l’avancée fulgurante de ses troupes dans les quartiers rebelles, à Alep-Est, depuis le début d’une offensive lancée le 15 novembre, le président Bachar al-Assad avait refusé jusqu’à présent les appels à un cessez-le-feu, voulant coûte que coûte s’emparer de la totalité de la deuxième ville du pays.

"Les opérations de combat de l’armée syrienne ont été interrompues dans l’est d’Alep parce qu’il y a une grande opération en cours qui est l’évacuation des civils", a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, cité par les agences russes.

Fidèle alliée du régime, la Russie est intervenue militairement en septembre 2015 en Syrie aidant les troupes de M. Assad à inverser la situation et à enregistrer des succès.

La reprise d’Alep par le régime constituerait sa plus importante victoire depuis le début de la guerre en 2011. Quant aux rebelles, il s’agirait d’une énorme défaite, et ils ne contrôleraient plus que la province d’Idleb (nord-ouest), voisine de celle d’Alep, et quelques poches près de Damas et dans le sud du pays.

Avec AFP

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