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Syrie: Hollande ne se "résigne" pas à choisir entre "régime dictatorial" et "l'extrémisme des islamistes".


Vendredi 17 Janvier 2014 modifié le Vendredi 17 Janvier 2014 - 14:58




Le président François Hollande a assuré vendredi qu'il ne se "résignait pas" à choisir en Syrie entre "la perpétuation d'un régime dictatorial" et "l'extrémisme des islamistes".

"Je ne me résigne pas à ce que le choix qui pourrait être présenté au monde soit la perpétuation d'un régime dictatorial, celui de Bachar al-Assad, ou l'extrémisme des islamistes", a souligné François Hollande, en présentant ses voeux au corps diplomatique, au palais de l'Elysée.

"Il y a en Syrie une majorité de la population, de toutes confessions, de toutes communautés, qui ne souhaite qu'une chose, la réconciliation et la démocratie", a assuré le chef d'Etat français.

"C'est la raison pour laquelle la France appuie de toutes ses forces les négociations en cours pour préparer la conférence Genève II. Elle doit avoir un objectif clair, c'est de permettre la transition politique".

L'objectif de Genève II, défini par l'ONU, est de discuter d'un processus de transition politique avec la formation d'un gouvernement provisoire, composé de membres du régime et de l'opposition, doté des pleins pouvoirs exécutifs.

"L'opposition démocratique, qui veut prendre sa place dans la transition, ne viendra que si c'est cet ordre du jour qui est retenu et je sais que la Russie, qui est un acteur majeur, est consciente de cet enjeu", a-t-il jugé, alors que Moscou est le principal soutien diplomatique du régime de Bachar al-Assad.

Dimanche, les ministres des Affaires étrangères des onze Amis de la Syrie (Grande-Bretagne, Allemagne, Italie, France, Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Egypte, Jordanie, États-Unis, Turquie), réunis à Paris avec le président de la Coalition syrienne, Ahmad Jarba, avaient exhorté l'opposition modérée à aller négocier en Suisse. Cette dernière, divisée, tranchera vendredi.

A l'issue de la réunion, Ahmad Jarba avait fait état des "inquiétudes", "doutes" et "craintes" de l'opposition puis relevé avec satisfaction la position commune des Onze pour dire que le départ du pouvoir de Bachar al-Assad était "inéluctable".

Le régime syrien, lui, répète qu'il n'ira pas à Genève "pour remettre le pouvoir à qui que ce soit ni faire de transactions avec qui que soit", et qu'il revient à Bachar al-Assad de mener la transition, en cas d'accord en Suisse.

Plus de 130.000 personnes, dont plus de 7.000 enfants, ont été tuées dans les combats entre rebelles et régime depuis mars 2011, qui ont provoqué l'exode de millions de déplacés et de 2,4 millions de réfugiés.

Sur le terrain, l'opposition armée se bat aussi depuis une semaine contre ses ex-frères d'armes, les jihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), accusés d'exactions. Ce conflit interne a fait en une dizaine de jours plus de 1.000 morts et des centaines de disparus, dans le nord.

Vendredi 17 Janvier 2014 - 14:51





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