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Syrie: François Hollande "renforcé dans sa détermination"


Mardi 3 Septembre 2013 modifié le Mardi 3 Septembre 2013 - 19:58




Syrie: François Hollande "renforcé dans sa détermination"
François Hollande a déclaré mardi qu'il était "sorti encore renforcé dans (sa) détermination" de la lecture de l'interview dans Le Figaro du dirigeant syrien Bachar al-Assad. "J'ai lu dans un journal français l'entretien accordé par Bachar al-Assad" et publié mardi, a indiqué le chef de l'État lors d'une conférence de presse commune à l'Élysée avec le président de la République d'Allemagne, Joachim Gauck. "La différence entre une dictature et une démocratie, c'est que dans une démocratie un dictateur peut s'exprimer dans un journal, y compris pour insulter ses dirigeants, proférer des mensonges, notamment sur le chimique, laissant croire qu'il ne disposait pas de stock, et menacer le peuple français", a-t-il lancé.


"A cette lecture, je suis sorti renforcé encore dans ma détermination, celles et ceux qui avaient des doutes sur les intentions de Bachar al-Assad ne peuvent plus en avoir, il parle de 'liquider' tous ceux qui ne sont pas d'accord avec lui", a souligné M. Hollande. Dans cette interview au Figaro, Bachar al-Assad a mis notamment en garde contre le risque d'une "guerre régionale" en cas d'action militaire occidentale et menace Paris de "répercussions négatives" sur les intérêts français.


Le président a également affirmé annoncé que l'Europe se réunirait "ces prochains jours" pour évoquer le dossier syrien. "C'est l'Europe qui doit aussi se réunir sur ce dossier, elle le fera, chacun avec sa responsabilité, la France assumera la sienne", a déclaré le chef de l'Etat. "Je m'adresserai aux Français quand j'aurai en main tous les éléments", a par ailleurs affirmé François Hollande.

Appel à l'Europe à s'unir sur le dossier syrien

"C'est l'Europe qui doit aussi se réunir sur ce dossier. Elle le fera, chacun avec sa responsabilité", a-t-il ajouté alors que la France est isolée jusqu'à présent en Europe en faveur d'une action armée.

"Quand un massacre chimique se produit, quand le monde en est informé, quand les preuves sont livrées, quand les coupables sont connus, alors il doit y avoir une réponse. Cette réponse est attendue de la communauté internationale", a insisté le président français.

Même les plus proches alliés de la France, comme la Belgique, se sont démarqués jusqu'à présent de la position française en faveur d'une réaction forte en Syrie.

Une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne est prévue samedi à Vilnius, ce qui pourrait leur donner l'occasion de rapprocher leurs points de vue.

Les deux présidents se sont aussi prononcés en faveur d'une réaction de la communauté internationale à l'égard de Damas. "Il doit y avoir une réponse", a dit François Hollande. "Ceci appelle une réaction appropriée", a renchéri Joachim Gauck. Il est "insupportable qu'un dictateur puisse agir impunément et briser un tel tabou sans conséquence", a insisté le président allemand, qui commence mardi une visite d'Etat de trois jours en France.

"Il sera possible de parvenir à un accord international sur la réponse appropriée" à apporter à la Syrie, a aussi estimé Joachim Gauck, à deux jours d'un sommet du G20 en Russie qui s'annonce tendu avec Moscou, allié de Damas, et hostile à toute intervention militaire étrangère en Syrie.

La chancelière "Angela Merkel pense qu'au cours des prochaines rencontres par exemple au sommet du G20, il sera possible de parvenir à un accord international sur la réponse appropriée à l'égard de la Syrie", a précisé le président allemand.

Mardi 3 Septembre 2013 - 17:44

Avec agences





1.Posté par Michel Gourd le 03/09/2013 22:40 | Alerter
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La Syrie met le G20 devant sa pire faiblesse

C’est par un contre-exemple patent que la Syrie montre que la gestion des relations internationales par le G20 est irréalisable tant que les États du monde voudront protéger les droits de l’homme. Un crime contre l’humanité a été commis en Syrie. Que ce soit le gouvernement ou une des factions qui le combattent importe peu pour la prise en charge de cet incident au niveau international. Des gaz toxiques envoyés par un des belligérants de ce conflit ont tué des centaines d’êtres humains en contradiction avec les lois internationales en vigueur. Que feront les pays du G20 pour montrer qu’une telle atteinte aux droits de la personne les plus fondamentaux ne peut être acceptée ?

Si aucune résolution contraignante n’est adoptée à la suite de ce G20, ce sera la preuve que cette structure n’est que du vent et que ses accords n’ont que la valeur du papier sur lequel leur encre a séché. Si l’organisme qui se targue d’être le futur de l’humanité ne peut arriver à agir sur un problème aussi fondamental que le massacre d’une population avec des armes interdites au niveau international, quel sera son pouvoir quand viendra le temps de faire respecter une décision sur une banale dispute ? Le crime odieux qui s’est passé en Syrie met le G20 devant sa plus grande faiblesse. En tentant de plaire à tout le monde et sa sœur, cette structure n’est ni plus ni moins qu’une façade pour un flagrant manque de leadership au niveau mondial. Qui pourra alors condamner les États-Unis d’agir seul quand l’inaction est la seule chose que peut engendrer le G20 au niveau des droits de l’homme ?

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