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Syrie: Erdogan dénonce les propos de Biden sur le financement du "terrorisme"


Samedi 4 Octobre 2014 modifié le Samedi 4 Octobre 2014 - 10:30

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a dénoncé avec véhémence samedi les propos attribués au vice-président américain, Joe Biden, accusant les alliés de son pays, dont la Turquie, d'avoir financé et armé des organisations "terroristes" en Syrie.




"Si M. Biden a utilisé de tels propos, il deviendra quelqu'un du passé pour moi (...) Personne ne peut accuser la Turquie d'avoir soutenu une quelconque organisation terroriste en Syrie, y compris l'EI" (groupe Etat Islamique), a insisté l'homme fort de Turquie.

M. Erdogan qui s'exprimait devant des journalistes à Istanbul était interrogé sur des déclaration de M. Biden rapportées par la presse turque. Lors d'un discours jeudi sur la politique des Etats-Unis au Moyen-Orient à l'Université de Harvard, le vice-président américain n'a pas mâché ses mots et pointé du doigt ses alliés arabes et turc pour leur implication directe avec les groupes "terroristes" en Syrie.

"Notre plus gros problème était nos alliés dans la région, les Turcs sont de grands amis, ainsi que les Saoudiens et les résidents des Emirat arabe unis (EAU) et autres. Mais leur seul intérêt était de renverser le président syrien Bachar al-Assad et pour cela ils ont mené une guerre par procuration entre les sunnites et les chiites et ils ont fourni des centaines de millions de dollars et des dizaines de milliers de tonnes d'armes à tous ceux qui acceptent de lutter contre (Bachar) al-Assad", a-t-il dit, selon le journal Hürriyet Daily News.

M. Biden a en outre affirmé que M. Erdogan avait "admis son erreur" à ce sujet, selon ce journal.

"Les combattants étrangers n'ont jamais emprunté la Turquie avec leurs armes pour entrer en Syrie", lui a répondu le chef de l'Etat turc, exhortant Joe Biden à s'"excuser" auprès de son pays.

La Turquie a toujours nié avoir soutenu les jihadistes de l'EI. Son Parlement a voté jeudi une intervention armée en Syrie et en Irak contre l'EI, dont les modalités restent cependant très floues.

Samedi 4 Octobre 2014 - 10:27

AFP




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