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Sonatrach: les avoirs et les revenus de Chakib Khelil, l'ancien ministre algérien de l'Énergie, dans le viseur du FBI


Dimanche 17 Mars 2013 modifié le Dimanche 17 Mars 2013 - 21:53




Sonatrach: les avoirs et les revenus de Chakib Khelil, l'ancien ministre algérien de l'Énergie, dans le viseur du FBI
Le scandale des détournements à la Sonatrach, groupe pétrolier public assurant 98 % des exportations et plus de 60 % des recettes du Trésor public, semble étendre ses ramifications jusqu'aux États-Unis. L'ancien ministre algérien de l'Énergie et des Mines, Chakib Khelil, est ainsi sous la surveillance du FBI pour des avoirs d'un montant considérable outre-Atlantique.

Les avoirs et les revenus de Chakib Khelil, l'ancien ministre algérien de l'Énergie et des Mines, suscitent l'intérêt du FBI. Deux équipes d'enquêteurs ont discrètement séjourné à Alger, fin 2012 et début 2013, afin de compléter les informations déjà recueillies aux États-Unis. Les Américains auraient informé leurs interlocuteurs que Khelil dispose dans leur pays d'avoirs d'un montant considérable, principalement sous forme de placements boursiers. Marié à une Américaine d'origine palestinienne et père de deux enfants, il a également, entre juillet 2007 et juin 2008, acquis trois propriétés dans l'État du Maryland (Est) pour un montant total de 2,1 millions de dollars. Contacté via l'ambassade américaine à Alger, le FBI affirme ne pas avoir de commentaire à faire à ce sujet.

La justice italienne a mis au jour plusieurs affaires de corruption dans l'octroi de marchés entre Sonatrach et ses partenaires à la fin des années 2000. Au coeur de ce système, Chakib Khelil.

Ce n'est pas la première fois que le nom de Chakib Khelil est cité dans des affaires de malversations. Ses dix années de règne sans partage sur les hydrocarbures en Algérie ont été émaillées de scandales financiers et de révélations fracassantes sur une généralisation de la prévarication dans les passations de marché entre Sonatrach et ses partenaires étrangers. Un câble diplomatique révélé en 2010 par WikiLeaks décrit même Khelil comme le principal responsable de « la culture de la corruption » dans la gestion de Sonatrach

Khelil, l'ami intime de bouteflika

Chakib Khelil est natif, comme le président, d'Oujda, au Maroc. De deux ans le cadet de Bouteflika, il a fréquenté l'école Sidi Ziane, celle-là même où le futur chef de l'État fera sa scolarité. Une profonde amitié lie alors les deux garçons.

Quelques années plus tard, durant la lutte de libération, Bouteflika devient le commandant Abdelkader el-Mali, son nom de guerre. Il intercède au profit du jeune Chakib pour qu'il bénéficie, en 1959, d'une bourse du FLN afin de poursuivre ses études en France. Après l'indépendance, il lui obtient, en 1964, une nouvelle bourse pour un doctorat à l'université du Texas, aux États-Unis, où il rencontre sa future épouse, Najat Arafat, d'origine palestinienne. Son diplôme en poche, il revient en Algérie au début des années 1970 où il est recruté par Sonatrach. Bouteflika le recommande auprès de Houari Boumédiène, qui en fait un de ses conseillers et lui confie la direction de la Valorisation des hydrocarbures (Valhyd), une structure chargée de prospective en matière pétrolière. La disparition de Boumédiène, en décembre 1978, suivie de la disgrâce de Bouteflika, incite Khelil à choisir l'exil. Il est recruté par la Banque mondiale, où il s'occupe des dossiers pétroliers, notamment latino-américains.

Vingt ans plus tard, il demande et obtient sa retraite anticipée. Cet empressement à quitter l'institution de Bretton Woods s'explique par le retour de Bouteflika aux affaires, en 1999. Ce dernier lui confie les clés de la maison Sonatrach, d'abord en qualité de ministre de l'Énergie, puis en tant que PDG du groupe. Débarqué du gouvernement en 2010, Khelil se reconvertit dans le consulting. Il crée à Londres Mantral Ltd, puis s'associe, à Vienne, en février 2012, avec le Nigérian Rilwanu Lukman, l'Irakien Issam Chalabi et le Libyen Chokri Ghanem (mort dans des circonstances mystérieuses quelques mois plus tard dans la capitale autrichienne) pour créer CGKL Associates. Fort de son expérience, il propose ses services aux organisateurs des grands forums pétroliers et gaziers dans toutes les régions du monde.

Dimanche 17 Mars 2013 - 14:12

Atlasinfo avec J.A





1.Posté par salem sara le 21/05/2013 21:18 | Alerter
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