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Sommet asiatique au Laos: Obama hausse le ton face à Pékin sur la mer de Chine


Jeudi 8 Septembre 2016 modifié le Jeudi 8 Septembre 2016 - 09:38




Le président américain Barack Obama a rappelé jeudi à Pékin son obligation de se soumettre à une décision de justice en sa défaveur sur la mer de Chine, au coeur d'un conflit régional.

La décision de la Cour permanente d'arbitrage de La Haye, qui a jugé en juillet que Pékin n'avait pas de droits historiques sur cette mer, doit être respectée, a insisté Barack Obama.

"L'arbitrage de juillet, qui fait date et est contraignant, a permis de clarifier les droits maritimes dans la région", a-t-il déclaré au dernier jour d'un sommet des pays asiatiques réunis au Laos, dont la Chine.

Washington sort ainsi de sa réserve des dernières semaines sur ce dossier explosif en Asie, face à l'inflexibilité de Pékin, qui refuse jusqu'ici de se soumettre à la décision de La Haye.

Au grand dam de ses voisins comme les Philippines, le Vietnam ou le Japon, qui ont des prétentions eux aussi sur cette mer stratégique, principale liaison entre les océans Pacifique et Indien.

Pour Pékin, contrôler ces eaux constitue un énorme enjeu économique et militaire. C'est aussi un moyen d'affaiblir l'influence américaine dans la région, ce qu'Obama tente d'infirmer en participant assidûment aux sommets asiatiques.

Le fait que le président américain ait émis ce rappel à l'ordre à Pékin lors du sommet de Vientiane est un symbole fort, prenant à témoin tous les leaders régionaux, dont nombre d'entre eux sont très remontés contre le géant chinois.

Sont réunis jeudi à Vientiane les dix membres de l'Asean, association des Nations d'Asie du Sud-Est (Brunei, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Birmanie, Philippines, Singapour, Thaïlande et Vietnam), mais aussi ceux de l'Asie orientale, qui inclut les grandes puissances régionales (Etats-Unis, Chine, Japon, Corée du Sud, Australie, Russie).

Pour l'heure la Chine, représentée à Vientiane par le Premier ministre Li Keqiang, n'a pas réagi à la semonce de Barack Obama, qui rompt ici avec la position exprimée moins fermement par Washington.

Avec AFP
Jeudi 8 Septembre 2016 - 09:38





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