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Septembre, le mois de l’année où l’illusionniste Abdelaziz Bouteflika meurt et ressuscite


Lundi 10 Septembre 2012 modifié le Lundi 10 Septembre 2012 - 09:38

Clap de fin pour la rumeur. Donné pour mort dans une clinique suisse, le président algérien Abdelaziz Bouteflika a fait son apparition dimanche 9 septembre en recevant au siège de la présidence deux ambassadeurs. Le communiqué publié par l’agence APS et les images des deux audiences diffusées par la télévision algérienne mettent un terme à deux jours de folles rumeurs. Septembre serait-il ce mois de l’année où Bouteflika, ce président hâbleur et illusionniste, meurt et ressuscite ?




Septembre, le mois de l’année où l’illusionniste Abdelaziz Bouteflika meurt et ressuscite


Décédé Bouteflika ? Hospitalisé en Suisse ? Non, il est en Algérie et bien vivant.

Deux jours après qu’une folle rumeur lancée sur le blog d’un journaliste le donnant pour mort dans une clinique suisse, le président algérien refait surface en recevant deux ambassadeurs au siège de la présidence.

Le chef de l’Etat recevait donc ce dimanche 9 septembre deux ambassadeurs, celui du Royaume de Belgique et celui du Chili qui lui rendait une visite d'adieu.

La réapparition du chef de l’Etat, d’abord annoncée par l’agence officielle APS, puis diffusée par la télévision algérienne, coupe court aux supputations.

Et quelles supputations!

Vendredi 7 septembre, un journaliste français, Allain Jules, lançait sur son blog une rumeur faisant état du décès du chef de l’Etat algérien dans une clinique suisse. Aussitôt reprise sur les réseaux sociaux et répercutée par des sites algériens, la rumeur a fait le tour du monde provoquant un séisme dans le pays.

En l’absence d’un démenti officiel, clair et net, de la part de la présidence, du Premier ministère ou du nouveau ministre de la Communication, les rumeurs ont enflé durant les journées du samedi 8 et dimanche 9 septembre. Avant qu’elles ne soient donc balayées par cette réapparition.


C’est comme si on assistait au même scénario qui s'est joué une année plutôt. Presque identique autant dans la forme que dans le fond.

•Lire Il auditionne ses ministres mais aucune image de lui : Mais où est donc passé Bouteflika ? ://

Une absence prolongée, des rumeurs lancinantes et une réapparition filmée. Bien orchestrée.


Un remake donc.

Dans le courant du mois de septembre 2011, des rumeurs laissaient entendre que Bouteflika était hospitalisé au Val-de -Grâce, à Paris, dans une clinique suisse, que son état de santé était critique. Voire qu’il était décédé.

Ces rumeurs faisaient suite à une absence du chef de l’Etat qui n’était plus apparu en public depuis le 13 septembre. Elles faisaient encore suite à une éclipse estivale qui aura duré plusieurs semaines.

Lire Les rumeurs le disent gravement malade : Les étranges absences du président Bouteflika://

Là encore, comme en ce mois de septembre 2012, les rumeurs enflaient, enflaient, enflaient encore tant et si bien qu’elles devenaient le sujet de discussions dans les rédactions, dans les chancelleries occidentales à Alger, dans les états-majors politiques et sur les réseaux sociaux, Facebook et Twitter.

A l’époque, et pour donner du crédit aux supputations, on faisait valoir que Bouteflika était absent à la 66ème session de l’Assemblée Générale des Nations-Unies et à l’inauguration du salon international du livre d’Alger mercredi 21 septembre.

A l’époque aussi, le journal El Khabar annonçait dans son édition du mercredi 28 septembre que le chef de l’Etat était en convalescence à Paris après des examens subis, à la mi-septembre, avant de revenir au pays.

Là encore, il aura suffit que Bouteflika soit montré recevant en audience, le 28 septembre 2011, le président du Conseil des ministres et ministre des Affaires étrangères de l'Etat du Qatar, pour tuer net la rumeur.

• Lire Il n’est ni en France ni en Suisse : Bouteflika réapparait à Alger après 15 jours d’absence://

Ce n’est donc guère nouveau. Le chef de l’Etat, 75 ans, disparait en été -se fait rare le reste de l’année-, se fait « tuer » par la rumeur et revient sur le devant de la scène en septembre.

Les rumeur sur son état de santé, sa mort supposée, Bouteflika ne les provoque pas. Il les gère et s'en sert.

C’est que ce président dont on dit qu’il est malade, atteint d’un cancer en phase terminale, vieillissant, maitrise aujourd’hui parfaitement la communication autour de sa personne, autour de sa santé. Et ce n’est pas nouveau.

Souvenons de ce fameux discours du 15 avril 2011 au cours duquel Bouteflika annonçait un train de réformes politiques, quatre mois après la chute de Ben Ali.

Ce jour-là, le président apparaissait le teint blême, le visage cireux, la voix éteinte, les gestes des deux mains très lents.

Ce jour-là, on avait expliqué, ici même dans DNA, que le discours fut une épreuve physique pour le président, que le texte avait été sciemment imprimé en gros caractères pour permettre à Bouteflika, affaiblit par la maladie, de bien articuler ses mots.

Une épreuve physique? Un bon exercice de comédie qui sera démasqué lorsqu'on découvrira, des semaines et des moins plus tard, que le président peut encore effectuer des visites sur le terrain, peut prononcer des discours aussi aisément qu'il le faisait en 1999, capable même de mener une campagne électorale comme ce fut le cas à Sétif le 8 mai 2012.

Ceux qui connaissent intimement Abdelaziz Bouteflika disent que l’homme est roublard, fin manouvrier, calculateur, versatile, illusionniste. Surtout, dissimulateur à merveille.

Capable de feindre la maladie alors qu’il est en bonne santé. Parfait comédien, il pouvait simuler la mendicité alors qu’il a toujours été à l’abri du besoin.

Capable de vouer aux gémonies le président Chadli Bendjedid avant de se précipiter au chevet du frère de celui-ci, hospitalisé à Paris, pour lui demander d'intervenir auprès de Chadli pour qu'on lui restitue son passeport et que cesse la chasse aux sorcières dont il se dit victime.

Bon hâbleur, Bouteflika est capable de faire croire qu’il a vécu une traversée du désert pendant 20 ans, qu'il a été exclu et excommunié par ses pairs du régime, alors que sa mise à l’écart n’aura duré que 8 ans. Entre 1981, date à laquelle il a quitté la direction du FLN, et 1989 date à laquelle il a été réintégré dans les instances de ce parti.

Du temps où il était encore ministre des Affaires étrangères dans les années 1960 et 1970, Abdelaziz Bouteflika disparaissait pendant de longues semaines, de longs mois, avant de réapparaitre tout fringuant. Bien portant!


Comme en septembre 2011. Comme en septembre 2012.


Lundi 10 Septembre 2012 - 09:28

Source DNA





1.Posté par zoroben le 06/10/2012 22:11 | Alerter
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que dieu le benisse et lui prolonge sa vie ,en tout les cas nous avons un bon president ;que dieu lui donne sa santé in ch llah

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