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Sarkozy prêt à pardonner à Villepin au nom de l'unité nationale


Mardi 17 Avril 2012 modifié le Mardi 17 Avril 2012 - 17:30




Sarkozy prêt à pardonner à Villepin au nom de l'unité nationale
Nicolas Sarkozy est prêt à renouer avec l'ex-Premier ministre Dominique de Villepin entre les deux tours de l'élection présidentielle au nom de l'unité nationale et annonce, s'il est réélu, qu'il organisera deux référendums en 2012.

Dans une interview publiée mardi par l'hebdomadaire L'Express sur son site internet, le chef de l'Etat assure que sa "sérénité est entière", malgré des sondages qui le donnent battu par son adversaire socialiste au second tour, le 6 mai.

A cinq jours du premier tour, il lance une mise en garde contre les conséquences, en matière de répartition des pouvoirs, d'une éventuelle victoire de François Hollande.

"Je m'inscris dans un paysage politique où la quasi-totalité des régions sont à gauche, où le Sénat est à gauche, où la majorité des médias est à gauche", explique Nicolas Sarkozy.

"Si la gauche remporte la présidentielle, elle aura tous les pouvoirs : médiatique, syndical, politique... Cela ne sera ni sain ni équilibré pour la République", ajoute-t-il.

Le président sortant, dont nombre de partisans ne cachent plus leurs doutes sur l'issue du scrutin, veut croire à sa capacité à faire la différence entre les deux tours.

"Au second tour, il y aura une tout autre ambiance. Les règles médiatiques n'auront rien à voir. C'est un candidat contre l'autre. La vérité des projets et la vérité des personnes", explique-t-il.

Le chef de l'Etat n'en évoque pas moins l'hypothèse d'une défaite et se dit prêt à en assumer seul la responsabilité.

"S'il y a succès, nous y aurons tous contribué ; s'il y a échec, je serai le seul responsable", dit-il.

Nicolas Sarkozy, qui a concentré sa campagne de premier tour sur des thèmes très ancrés à droite, se dit prêt, pour gagner, à battre le rappel le plus large possible autour de l'idée de "rassemblement pour l'unité nationale".

Il accuse François Hollande de ne parler qu'à la gauche et de ne se préoccuper que d'un "rassemblement à trois têtes", avec la candidate écologiste Eva Joly et celui du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon.

"BESOIN DE TOUT LE MONDE"

"Moi, je parle au peuple de France, je m'adresserai à tous ceux, y compris à gauche, qui considèrent qu'il ne serait pas pertinent de faire le choix d'un candidat pris en otage par des alliés aussi encombrants", ajoute-t-il.

"Je serai ouvert à l'endroit de tous ceux, y compris Dominique de Villepin, qui veulent participer au choix historique consistant à dire aux Français : pas de retour en arrière", ajoute-t-il. "Je n'ai pas le droit de tenir compte d'oppositions politiques ou personnelles anciennes pour limiter ce rassemblement. Nous aurons besoin de tout le monde."

La vieille rivalité entre le chef de l'Etat sortant et le chiraquien Dominique de Villepin a tourné à la guerre ouverte avec le dossier Clearstream - une affaire de faux listings dans lesquels avait été glissé le nom de Nicolas Sarkozy.

Ce dernier y a vu une manipulation du dernier Premier ministre du président Jacques Chirac. Dominique de Villepin, blanchi par la justice, n'a pour sa part eu de cesse de dénoncer un acharnement du chef de l'Etat à son encontre.

L'ancien Premier ministre a un temps caressé l'idée de se présenter, lui aussi, à l'élection présidentielle, mais y a renoncé faute d'un nombre de parrainages suffisant.

Nicolas Sarkozy dit refuser d'envisager avant le premier tour un rôle éventuel du candidat du MoDem, le centriste François Bayrou, autre détracteur virulent de son action, dans un futur gouvernement.

"Ceux de mes amis qui lui font des offres de service et prévoient des postes se trompent", dit-il. "Rien n'est à négocier ou à promettre avant que les Français aient fait leur choix. Nous verrons après le premier tour ce qu'il y a lieu de faire, et dans quelles conditions."

Nicolas Sarkozy prévoit, s'il est réélu, d'organiser dès 2012 les deux référendums promis depuis le début de sa campagne - l'un sur la formation des chômeurs, l'autre sur le contrôle de l'immigration illégale par un juge administratif.

Mardi 17 Avril 2012 - 17:08

Avec Reuters





1.Posté par aline le 17/04/2012 17:18 | Alerter
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Pourrait on nous expliquer ce que Villepin a à se faire pardonner ??!!

2.Posté par François le 17/04/2012 17:32 | Alerter
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Cristalliser autant de haine de la part de son propre camp n'est pas chose fréquente. Le précédant fut Valéry Giscard d'Estaing qui avait dégouté les électeurs de droite de voter pour lui. Nicolas Sarkosy n'a jamais voulu entendre la voix de ceux qui le mettait en garde. Dont acte.

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