Lors de son premier grand meeting dans la course à la présidentielle, le président sortant (UMP-droite) a fait le plaidoyer d'une "France forte, seul rempart pour protéger les Français", dans un contexte de crise, nécessitant une action menée avec "courage", "autorité", "responsabilité" et "vérité".
Alors que les sondages le donnent encore largement perdant face au candidat socialiste François Hollande, M. Sarkozy n'a pas épargné son principal rival pour l'absence de clarté de son programme tout en défendant son propre le bilan, mettant en avant des décisions courageuses et difficiles, ayant permis à la France de "résister à la crise" et d'"échapper à la catastrophe".
Il a cité la réforme impopulaire des retraites relevant l'âge de départ à 62 ans au lieu de 60 ans, rejetée notamment par les socialistes, et d'autres initiatives pour la gestion des différentes crises, économique, de la dette et de l'euro, et limiter leurs effets pour la France.
"Sur mon bilan j'ai un devoir de lucidité, je ne prétendrai jamais que nous avons tout réussi. Mais nous avons échappé à une catastrophe. La France a résisté à la crise", a-t-il dit. "Dans notre pays, il n'y a pas eu ce désespoir, cette violence, qui ont éclaté dans d'autres pays proches de nos frontières. Tant de retard avait été pris, et depuis 2007, tant de réformes ont été menées. Grâce à ses réformes, la France a renoué avec ses valeurs et sortira de cette crise", a-t-il assuré.