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Sarkozy à Hollande : "Je ne serai jamais le président de l'impuissance"


Samedi 10 Septembre 2016 modifié le Samedi 10 Septembre 2016 - 15:41

C'est la "réponse" qu'a réservée l'ancien chef de l'État à François Hollande lors d'une réunion publique à Vendôme jeudi 8 septembre.

Source AFP




Sarkozy à Hollande : "Je ne serai jamais le président de l'impuissance"
Nicolas Sarkozy, candidat à la primaire de la droite, a répondu jeudi soir à Vendôme à François Hollande, qui s'était posé dans la journée en défenseur de l'État de droit, en assurant qu'il ne serait « jamais le président de l'impuissance ». « La démocratie n'a pas le droit à la faiblesse, nous sommes la France, nous ne pouvons pas accepter l'impuissance. [...] C'est le droit qui doit s'adapter à la réalité de la menace, ce n'est pas le contraire, parce qu'accepter le contraire, c'est accepter l'impuissance. »

« Je ne serai jamais le président de l'impuissance, voilà ma réponse à François Hollande », a déclaré l'ancien chef de l'État lors d'une réunion publique en présence de quelque 2 000 personnes. « François Hollande affirme désormais que sa priorité, c'est l'État de droit, scandant son slogan pour manifester son impuissance ; moi, ma priorité, c'est la sécurité des Français. Je veux être le président de la République qui protégera les Français et qui défendra la France », a dit encore Nicolas Sarkozy.

« Tirer les conséquences des attentats »


« Je pose la question aux Français : faut-il attendre que les terroristes aient commis leur acte barbare pour protéger la société ? Moi, je ne le crois pas », a-t-il poursuivi. « C'est une divergence fondamentale que j'ai avec monsieur Hollande et tous ceux qui refusent de voir la réalité telle qu'elle est, qui refusent d'adapter le droit à la gravité extrême de la menace. C'est refuser de tirer les conséquences des attentats et des atrocités qui ont été commis sur le sol de la République française », a ajouté l'ex-chef de l'État.

Lors d'un discours jeudi à Paris, François Hollande s'est posé en défenseur de l'État de droit, rejetant tout « État d'exception » contre les attaques djihadistes. « La seule voie qui vaille, la seule qui soit efficace, c'est celle de l'État de droit », avait martelé le président.

Référence à de Gaulle

Nicolas Sarkozy a ensuite évoqué le général de Gaulle pour justifier ses choix. « Dans notre pays, lorsque le général de Gaulle a eu à faire face au terrorisme, il a pris des mesures. Eh bien, je prendrai les mesures adaptées à la situation », a-t-il dit. « Que chacun entende bien ce message : dans huit mois, il faudra choisir entre la présidence de l'impuissance ou la présidence de l'action. Je serai le président de l'action. J'ai dit, je dirai la vérité ». L'ancien chef de l'État compte également relancer la question de la déchéance de nationalité.

« Je reprendrai le principe de la déchéance de nationalité parce que, quand on attaque la France et qu'on tue les Français, on ne mérite pas d'avoir la nationalité française », a-t-il dit. « Au lendemain du drame du Bataclan, François Hollande avait souhaité changer l'État de droit en proposant une révision constitutionnelle sur la déchéance de nationalité. Il a échoué une fois de plus, je le regrette », a-t-il ajouté. Nicolas Sarkozy s'est exprimé en présence de plusieurs ténors de Les Républicains (LR), parmi lesquels Éric Woerth, secrétaire général de LR, et Christian Estrosi, président de la région Paca et de la métropole niçoise.


Samedi 10 Septembre 2016 - 11:41





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