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"Salafistes" : le documentaire interdit aux moins de 18 ans


Mercredi 27 Janvier 2016 modifié le Mercredi 27 Janvier 2016 - 18:29

La ministre française de la Culture Fleur Pellerin a décidé de ne pas censurer le documentaire, mais il sera en revanche interdit aux mineurs.




Salafistes, documentaire controversé sur l'islam radical qui montre notamment des images de propagande sans commentaires, est interdit aux moins de 18 ans, a annoncé mercredi la ministre de la Culture, Fleur Pellerin. « Compte tenu du parti pris de diffuser sans commentaires des scènes et des discours d'une extrême violence, j'ai décidé de suivre l'avis de la commission (de classification des œuvres cinématographiques) », a indiqué la ministre dans un communiqué. Le film, programmé en salle ce mercredi, sera accompagné d'un avertissement.

Le film, programmé ce mercredi dans quelques rares salles, dont deux à Paris, sera accompagné d'un avertissement. La commission de classification s'est prononcée "à une large majorité" en faveur d'une interdiction aux moins de 18 ans, assortie d'un avertissement, après un premier avis dans le même sens la semaine dernière. L'interdiction aux mineurs est une décision très rare pour un documentaire. Au cinéma, elle impose qu'un film porte une mention claire de cette interdiction sur les bandes-annonces, les affiches et dans les salles.

Scène modifiée

Réalisé par François Margolin et le journaliste mauritanien Lemine Ould Salem, Salafistes donne la parole à des responsables d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et à des autorités religieuses salafistes. Il est entrecoupé d'images de propagande et de vidéos djihadistes, sans voix off ni commentaires. Tourné au Mali, en Irak, en Algérie, en Tunisie et en Mauritanie entre 2012 et 2015, il montre aussi de façon très crue l'application de la charia au quotidien.

Également en cause, des images non floutées de l'exécution du policier Ahmed Merabet, victime des tueurs de Charlie Hebdo, une séquence jugée particulièrement choquante par les syndicats de police. Dans un courrier adressé vendredi à la ministre, François Margolin avait indiqué qu'il allait modifier la scène. Des modifications qui imposaient que la commission se prononce à nouveau sur le film.

Mercredi 27 Janvier 2016 - 14:31

Source AFP




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