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Saint-Prot: l'élection de Ghali à la tête du "Polisario" est "significative du fonctionnement de ce mouvement post-stalinien"


Mardi 12 Juillet 2016 modifié le Mardi 12 Juillet 2016 - 15:04




Saint-Prot: l'élection de Ghali à la tête du "Polisario" est "significative du fonctionnement de ce mouvement post-stalinien"
L'élection de Brahim Ghali comme nouveau chef du groupe séparatiste du "Polisario" est significative du fonctionnement de ce mouvement post-stalinien puisqu’il y avait une candidature unique et un score du type du régime nord-coréen, a souligné le directeur général de l’Observatoire d’études géopolitiques (OEG) de Paris, M. Charles Saint-Prot.

L''expert français a indiqué que cette élection est aussi significative du fait que ce mouvement n’est qu’un pantin de l’Algérie et que Ghali est une véritable caricature du "Polisario".

"C’est un apparatchik qui a été représentant à Madrid jusqu’en 2008 et a dû quitter le pays après l’ouverture par la justice espagnole d’une instruction judiciaire pour génocide et tortures", a rappelé dans une déclaration à l'agence MAP Charles Saint-Prot.

Décrivant Ghali, qui a été également représentant permanent du "Polisario" à Alger, comme un homme de la vieille garde du mouvement, M. Saint-Prot a relevé qu'il a toujours fait et fera toujours tout ce que lui dictent les dirigeants algériens qui sont ses maîtres.

"On dit que le nouveau chef du +Polisario+ incarnerait une ligne dure. En fait ce mouvement séparatiste n’a que la ligne que lui imprime l’Algérie. Le Polisario est dans la situation caricaturale d'un mouvement en décrépitude dans une Algérie en crise", a fait observer l'expert français, notant que l'Algérie est dans une délicate phase de succession et que la tendance consiste à masquer les crises internes en intensifiant la propagande anti-marocaine et à faire monter les enchères à propos du conflit sur le Sahara marocain.

Analysant les évolutions du régime algérien, le directeur général de l'OEG a estimé qu'il existe désormais un risque de réactivation de l'option de guerre et d’agitation, voire de terrorisme.

"En réalité, l’inquiétude pour toute la région est l’évolution des choses dans le marigot du pouvoir algérien", a-t-il dit, relevant que pour ce qui concerne le conflit artificiel autour du Sahara marocain, le problème est à Alger et qu'il le restera tant que l’Algérie sera entre les mains d’une équipe qui a fait de ce dossier un fonds de commerce et une variable d’ajustement de sa politique.

Il a souhaité, à cet égard, que l'Organisation des Nations unies prenne enfin conscience que cette mascarade doit cesser.

Après avoir souligné que la mort de Mohamed Abdelaziz, comme la récente élection de Brahim Ghali à la tête du "Polisario" sont des non-événements, M. Saint-Prot a fait observer que les séparatistes ne représentent rien, surtout pas les populations du Sahara marocain, ni même les malheureux séquestrés des camps algériens qui vivent sous leur coupe.

Mardi 12 Juillet 2016 - 09:33





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