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Sahara : le CS de l'ONU unanime sur l'urgence d'une solution (Loulichki)


Jeudi 29 Novembre 2012 modifié le Jeudi 29 Novembre 2012 - 21:55




Mohamed Loulichki
Mohamed Loulichki
Les membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont été unanimes à souligner l'"urgence d'une solution" au différend régional artificiel autour du Sahara marocain, a affirmé mercredi à New York, l'ambassadeur du Maroc à l'ONU, Mohamed Loulichki.

La plupart des délégations ont été unanimes à souligner cette urgence en invoquant trois raisons majeures qui militent dans ce sens, à savoir le coût élevé de la non-intégration, l'édification de l'Union du Maghreb et la situation extrêmement grave dans la région du Sahel, a souligné à la presse l'ambassadeur à l'issue de consultations, à huis clos, du Conseil de sécurité sur la question du Sahara marocain.

L'Envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU, Christopher Ross, et le Représentant spécial et Chef de la MINURSO, l'Allemand Wolfgang Weisbrod-Weber, ont briefé, en fin d'après-midi, les Quinze sur les derniers développements de la question du Sahara marocain.

Ce compte-rendu oral, qui intervient au lendemain de la tournée dans la région de M. Ross, s'inscrit dans le cadre de la résolution 2044 (avril 2012) du Conseil de sécurité, rappelle-t-on.

Les Etats membres ont, notamment, souligné la nécessité pour les pays de la région de mobiliser leurs ressources au profit du développement socio-économique et culturel de leurs pays respectifs.

"Il a été démontré par plusieurs institutions financières internationales que les cinq pays du Maghreb perdent annuellement entre 2 à 3 % de taux de croissance en raison de la fermeture des frontières et de l'absence d'échanges intermaghrébins", a affirmé l'ambassadeur.

La deuxième raison évoquée est "cette aspiration légitime des peuples du Maghreb -qui continue d'être malheureusement étouffée- pour une intégration économique et un effort conjugué pour l'édification d'un avenir commun, où prospérité, stabilité et libre circulation des biens et des personnes seront assurées à travers les frontières intermaghrébines.

Le 3-ème déterminant du caractère urgent militant en faveur de la résolution de ce différend artificiel est la "situation extrêmement grave qui sévit" au sud du Maghreb, et dont "l'abcès de fixation" est la crise malienne, a poursuivi l'ambassadeur.

Cette crise qui va au-delà du Mali pour toucher tous les pays du Sahel, "nous interpelle tous" en raison des défis liés au terrorisme et à ses multiples phénomènes connexes, tels la drogues, le commerce illicite d'armes et le trafic d'êtres humains.

"Ce danger n'est plus potentiel. Il est réel et immédiat", a averti le diplomate, ajoutant que les pays maghrébins "se doivent de l'affronter".

Ils "ne peuvent le faire individuellement et sont condamnés à agir collectivement et de manière solidaire", a-t-il préconisé, soulignant que le "plus tôt serait le mieux".

Et de conclure: "nous sommes tous mis face à nos responsabilités face à ces défis et le fait que le Conseil de Sécurité soit lui-même saisi par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDAO) pour mettre en oeuvre un plan visant à sauver le nord du Mali est révélateur de cette situation d'urgence".

Jeudi 29 Novembre 2012 - 09:17





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