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Ross a entraîné le dossier du Sahara dans un tourbillon de pourparlers informels (Biadillah)


Dimanche 27 Mai 2012 modifié le Lundi 28 Mai 2012 - 10:09




Le président de la chambre des Conseillers, Mohamed Cheikh Biadillah
Le président de la chambre des Conseillers, Mohamed Cheikh Biadillah
Le président de la chambre des Conseillers, Mohamed Cheikh Biadillah a considéré que l'envoyé spécial du secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara, Christopher Ross a entraîné le dossier du Sahara marocain dans un nouveau tourbillon de pourparlers informels.

Le rôle de l'envoyé spécial de l'ONU est de faciliter le dialogue entre les parties concernées et contribuer à trouver une solution équitable au différend, tandis que Ross, indique M. Biadillah dans un entretien publié par le journal Assabah dans son édition de ce week-end, a dépassé les limites de ses prérogatives et est devenu une partie du différend. Christopher Ross, poursuit le président de la chambre des Conseillers, a présidé neuf réunions sans pouvoir faire avancer les pourparlers.

Et M. Biadillah d'ajouter que Ross s'employait à changer les compétences et objectifs de la MINURSO pour qu'elle devienne un "observateur général" et un acteur politique de l'administration territoriale au moment où la communauté internationale reconnait l'application des lois marocaines dans les provinces du Sud.

M. Biadillah indique aussi que le rapport de Ross a contenu des expressions attentant à la dignité du Maroc et du peuple marocain et à l'unité de la patrie, sans évoquer les violations des droits de l'homme dans les camps de Tindouf ou le problème de Mostafa Salma et sa privation de rendre visite à sa famille.

L'envoyé spécial de Ban Ki-Moon a commis "une erreur en reprenant à zéro les pourparlers au moment où il aurait du commencer là où son prédécesseur Peter Van Walsum avait fini. Il devait contribuer à créer un climat de confiance entre les parties et entre les séquestrés de Tindouf et leurs familles, mais il a en revanche creusé le fossé entre les parties", affirme M. Biadillah.

Il fait savoir que le Maroc ne peut plus faire de concessions, faisant allusion à cet égard au plan d'autonomie en tant que proposition sérieuse, crédible et réaliste permettant aux parties d'aboutir à une solution politique permanente sur la base de "gagnant-gagnant". M. Biadillah estime que l'Algérie possède la clé de la solution du problème du Sahara.

M. Biadillah se félicite, à cette occasion, de l'initiative du gouvernement de retirer la confiance à Christopher Ross et fait remarquer que "ce n'est pas la première fois que l'on retire la confiance à un envoyé onusien et que l'Algérie avait refusé deux envoyés précédents". Il ajoute " j'ai la conviction que nos frères dans les camps de Tindouf sont conscients que le plan d'autonomie marocain leur garantit liberté, dignité et espoir pour prendre part à la construction du Grand Maghreb et la garantie de la paix dans la région", rappelant la situation inquiétante dans la région du Sahel.


Dimanche 27 Mai 2012 - 21:47

Source MAP




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