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Reconduction de Fillon: la majorité salue "la continuité", la gauche voulait "du changement"


Lundi 15 Novembre 2010 modifié le Lundi 15 Novembre 2010 - 07:42

Le remaniement ministériel opéré dimanche en France, avec la reconduction de François Fillon à la tête du nouveau gouvernement, a suscité des réactions mitigées chez la classe politique française, avec d'un côté la majorité qui salue "la continuité" et d'un autre la gauche qui dénonce "le non respect de la volonté des français pour le changement".




Reconduction de Fillon: la majorité salue "la continuité", la gauche voulait "du changement"
Pour le porte-parole adjoint de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), Dominique Paillé, la France avait besoin de la poursuite des réformes plus que d'un changement de direction à la tête du gouvernement. "Elle est nécessaire parce que la France en a besoin et parce qu'elle correspond à un engagement présidentiel", a-t-il dit.

Avant de révéler la liste du gouvernement, M. Fillon s'est dit honoré d'être reconduit par le président français Nicolas Sarkozy à la tête du gouvernement pour "continuer à servir la France" en s'engageant à la conduire dans une nouvelle étape avec "la croissance et l'emploi" comme priorités. "Après trois années et demi de réformes courageuses, conduites malgré une sévère crise économique et financière mondiale, je m'engage, sous l'autorité du chef de l'Etat, avec détermination, dans une nouvelle étape qui doit permettre à notre pays de renforcer la croissance de son économie au service de l'emploi, de promouvoir les solidarités et d'assurer la sécurité de tous les Français", a-t-il dit.

Dès l'annonce de la composition du nouveau gouvernement, le Parti socialiste a fait part, par la voix de sa première secrétaire Martine Aubry de son mécontentement, estimant que "les Français n'ont pas été entendus". Le nouveau remaniement a aussi été critiqué par les centristes dont le poids au gouvernement vient de perdre nettement en importance, avec le départ de Jean-Louis Borloo et Hervé Morin, respectivement présidents du Parti radical et du Nouveau Centre. "Ce qui frappe à l'écoute de la liste du gouvernement, c'est qu'aucune des promesses qui avaient été faites et répétées d'une écoute nouvelle des Français, d'ouverture maintenue et d'élan nouveau, n'a été tenue", a affirmé le président du Mouvement démocrate, François Bayrou.

Le nouveau gouvernement est notamment marqué par la sortie de Mmes Fadela Amara et Rama Yade, deux ministres d'origines respectivement algérienne et sénégalaise, qui symbolisaient l'ouverture sur la diversité en France.

Mais si dans la nouvelle configuration, les portefeuilles de l'Intérieur, de l'Agriculture et de l'Economie ont gardé leurs titulaires, respectivement, MM. Brice Hortefeux, Bruno Lemaire et Mme Christine Lagarde, trois nouveaux ministres font leur entrée au gouvernement, à la tête de départements régaliens. Il s'agit de l'ancien Premier ministre Alain Juppé, qui devient ministre d'Etat, ministre de la Défense, le Centriste Michel Mercier, ministre de la Justice, et le secrétaire général du parti présidentiel (UMP-droite) Xavier Bertrand, qui occupera le poste de ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé.

Autre fait marquant de ce remaniement, l'ancienne garde des Sceaux, ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie, devient ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et Européennes, en remplacement de Bernard Kouchner. C'est la première fois qu'une femme est nommée à la tête de diplomatie en France.




Lundi 15 Novembre 2010 - 06:52

Atlasinfo avec MAP




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