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Raffarin appelle de ses vœux «l'acte II du quinquennat (Le Figaro)


Lundi 19 Avril 2010 modifié le Lundi 19 Avril 2010 - 09:42

L'ex-premier ministre souhaite que Sarkozy revienne à une conception plus traditionnelle de la présidence. Il plaide également en faveur d'une TVA sociale.




Raffarin appelle de ses vœux «l'acte II du quinquennat (Le Figaro)
«Un des problèmes de la gouvernance, c'est les entourages.» Invité du «Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro», Jean-Pierre Raffarin a nié toute dégradation de ses relations avec Nicolas Sarkozy. L'ancien premier ministre a en revanche glissé qu'il «arrive que les entourages défassent le travail du président». Et le sénateur de la Vienne a une fois encore revendiqué sa liberté de parole.

Évoquant la réforme des retraites souhaitée par le chef de l'État, Raffarin en a approuvé le principe. «La quantité de travail doit augmenter, a-t-il assuré , il faut augmenter le nombre d'années de cotisations.» Le sénateur de la Vienne a estimé que cette décision était inévitable afin de ne pas augmenter le montant des cotisations ou de diminuer les pensions.

L'ancien premier ministre a toutefois recommandé de «laisser la liberté» aux actifs qui le souhaitent de prendre leur retraite à 60 ans, quitte à «ne pas avoir tout à fait leur pension complète» s'ils n'ont pas cotisé assez longtemps. «Je ne fais pas un dogme des 60 ans», a insisté Raffarin.


«on avait réussi»

Il a évoqué la réforme des retraites qu'il avait menée à bien en 2003 et a rappelé qu'«on avait réussi» en particulier «grâce à la négociation avec les syndicats et grâce à un accord, notamment, avec la CFDT». Pour réussir une réforme des retraites, «il faut avoir un peu de moelle», a ajouté Jean-Pierre Raffarin.

L'ancien hôte de Matignon s'est dit hostile à la remise en cause du bouclier fiscal. Il a en revanche jugé primordial d'instaurer une TVA sociale afin d'opérer «un transfert de charges sociales de la production sur la consommation». Cette réforme aurait, pour le sénateur de la Vienne, le double avantage de favoriser la compétitivité des entreprises françaises et d'assurer aux salariés «une feuille de paye où le salaire net sera égal au salaire brut». Prenant l'exemple du lait, Raffarin a estimé que la TVA sociale permettrait ainsi que «le lait importé soit plus cher que le lait produit en France».


Plus traditionnelle

Appelant de ses vœux «l'acte II du quinquennat», le sénateur de la Vienne a souhaité que Nicolas Sarkozy revienne à une conception plus traditionnelle de la fonction présidentielle et laisse le premier ministre s'exposer davantage. «Nicolas Sarkozy a, en quelque sorte, désacralisé la fonction présidentielle», a paru regretter l'ancien hôte de Matignon.

Pressé de questions sur la présidentielle de 2012, Raffarin a recommandé de ne plus évoquer le sujet «avant d'avoir achevé la réforme des retraites». Pour le sénateur de la Vienne, «tous ceux qui engagent ce débat maintenant contribuent à éloigner les Français» de la politique. L'ancien premier ministre a toutefois fait l'éloge de Jean-Louis Borloo, avant de se récrier qu'il ne fallait pas interpréter ses propos comme un soutien à l'éventuelle candidature du ministre radical en 2012.

Interrogé en conclusion sur les affaires de pédophilies qui affectent l'Église catholique, Raffarin a jugé que «nous sommes souvent injustes avec le Pape».

Lundi 19 Avril 2010 - 09:39

Le Figaro




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