Atlasinfo.fr: l'essentiel de l'actualité de la France et du Maghreb
Rubriques
Atlasinfo.fr Atlasinfo.fr





Projet Maghreb : la Suisse mise sur 30 retours volontaires par an


Samedi 31 Mars 2012 modifié le Dimanche 1 Avril 2012 - 21:43

Dix ressortissants maghrébins ont déjà profité du projet pilote «Maghreb» qui propose 4000 francs aux délinquants multirécidivistes acceptant de rentrer chez eux pour y initier un projet professionnel.




Isabel Rochat: «La délinquance de rue n'est plus supportable pour la population genevoise.»
Isabel Rochat: «La délinquance de rue n'est plus supportable pour la population genevoise.»
Chaque jour de détention coûte 400 à 450 francs, alors qu'une aide à la réinsertion professionnelle s'élève à 4000 francs maximum, a indiqué jeudi la conseillère d'Etat genevoise Isabel Rochat dans l'émission «Forum» de la RTS. Ce «projet Maghreb» a déjà été mis en place à Genève.

Le «projet Maghreb» vise une trentaine de départs volontaires par an de délinquants multirécidivistes dans leur pays d’origine. Parmi les 95 ressortissants maghrébins qui s’y sont intéressés depuis son lancement en août 2011, dix en ont profité.

Ce programme pilote en Suisse prévoit le financement à hauteur maximale de 4000 francs d’un projet professionnel au Maghreb avec en contre-partie un retour volontaire. Il vise des délinquants multirécidivistes qui ont purgé leur peine. L’objectif est de les faire quitter le territoire genevois en leur offrant un retour au pays la tête haute.

«Il n’y a pas d’angélisme: le but est qu’ils partent pour répondre à un problème sécuritaire», explique Laurent Paoliello, porte-parole du Département de la sécurité et de la police (DSPE). Faute d’accord de réadmission - sauf avec la Tunisie - ou de papiers d’identité, les ressortissants maghrébins ne peuvent pas être expulsés.

Les ressortissants maghrébins reçoivent 1000 francs lorsqu'ils sont dans l'avion qui les ramène dans leur pays, a détaillé la ministre cantonale en charge de la sécurité. A leur arrivée, cette somme est utilisée pour leur formation. Une fois qu'une organisation non gouvernementale sur place a validé la viabilité du projet, ces personnes reçoivent encore 3000 francs au maximum.

Samedi 31 Mars 2012 - 11:00





Nouveau commentaire :
Twitter