Atlasinfo.fr: l'essentiel de l'actualité de la France et du Maghreb
Rubriques
Atlasinfo.fr Atlasinfo.fr





Profanation d'une mosquée à Limoges : le CFCM condamne un "acte xénophobe" et exige une enquête


Mercredi 12 Septembre 2012 modifié le Jeudi 13 Septembre 2012 - 01:04




Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman (CFCM).
Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman (CFCM).
Une mosquée a fait l'objet d'un nouvel acte de profanation à Limoges (centre de la France), dans la nuit de mardi à mercredi, a annoncé le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) qui condamne avec "la plus grande vigueur" les actes xénophobes ciblant ce lieu de culte musulman et exige une enquête.

Cette mosquée, dont les portes ont été souillées par des excréments, avait déjà été profanée, en juillet 2012, par des symboles nazis tagués sur ses portes, déplore, dans un communiqué, la haute instance représentative des musulmans de France.

Le Conseil s'inquiète de la multiplication des actes de provocation visant les lieux de culte musulmans en France, d'autant plus qu'un autre cas de profanation avait été enregistré début août au sud-ouest de la France.

Deux têtes de cochon avaient été déposées devant la mosquée de Montauban (Tarn et Garonne), selon le CFCM qui exprime "son soutien total" aux responsables des mosquées profanées et sa solidarité avec l'ensemble des musulmans de France "fortement indignés par ces actes xénophobes".

Tout en appelant les musulmans de France à "la vigilance et à la sérénité face à la multiplication de ces actes de provocation lâches et méprisables", le CFCM exhorte les pouvoirs publics français à "mobiliser les services concernés afin que les auteurs de tous ces actes insupportables soient identifiés au plus vite et sanctionnés avec la plus grande sévérité".

A cet égard, le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, a tenu à assurer les communautés musulmanes de Limoges et de France de "son entier soutien", en condamnant avec "la plus grande fermeté" le nouvel acte de profanation et réaffirmant "sa détermination, ainsi que celle des services de police en charge des investigations, à identifier le ou les auteurs de ces agissements intolérables, afin de les déférer à la Justice".

"Cet acte porte gravement atteinte à la dignité des musulmans et choque l'ensemble des citoyens attachés aux valeurs de respect et de tolérance", écrit-il dans un communiqué.

Il a assuré qu'en tant que ministre notamment en charge des cultes, il considère que "s'attaquer à une religion, c'est s'attaquer à la République" française.
Mercredi 12 Septembre 2012 - 19:02





Nouveau commentaire :
Twitter