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Procès de Gdeim Izik: les accusés ont joui d’une totale liberté de ton( APLF)


Lundi 27 Mars 2017 modifié le Mardi 28 Mars 2017 - 01:59

Lors des audiences du procès de Gdeim Izik (Sahara marocain) au tribunal de Salé, « les accusés ont joui d’une totale liberté de ton et même de manifestation inhabituelle dans les juridictions d’autres États, en particulier en Europe et en Amérique », affirme l'Association pour la Promotion des Libertés Fondamentales (APLF), basée à Paris.




Les des victimes oubliés qui ont été sauvagement assissinés par les accusés
Les des victimes oubliés qui ont été sauvagement assissinés par les accusés
« Ils ont été soutenus par la présence bruyante de leurs partisans et de leurs familles dans la salle. Leur vacarme et la violence de certains propos ont contrasté avec la discrétion et la dignité des familles des victimes », relève dans un communiqué l’association composé de juristes et de professeurs français de droit.

Pour l’APLF, « Les victimes et leurs familles, et c’est le seul bémol de ce procès, sont peut-être les oubliées de ces deux dernières semaines », ajoutant que « Leur heure viendra, sans doute, lors de la prochaine phase du procès avec l’audition des témoins des massacres de Gdeim Izik et l’établissement des responsabilités individuelles par la juste imputation des actes à leurs auteurs, car le but du procès équitable est aussi que la justice soit faite ».

L'Association, qui a délégué des représentants en tant qu’observateurs internationaux pour suivre le procès des actes criminels commis lors des événements de Gdeim Izik, qui a repris depuis le 23 janvier, note les audiences qui se sont tenues à partir du 13 mars permettent à l’APLF « d’attester une justice soucieuse de respecter les règles de procédure et de fond du droit marocain et de satisfaire aux exigences des normes internationales du procès juste et équitable ».

L’Association précise qu'il n’appartient pas aux observateurs d’apprécier si la stratégie ou la ligne de défense des accusés est judicieuse, indiquant qu'évitant constamment de répondre aux charges pour lesquelles ils sont poursuivis ou aux accusations concernant leurs liens avec un État étranger, la plupart des accusés ont développé des arguments politiques et idéologiques.

L’un des aspects de la stratégie de la défense est donc de transformer l’affaire en un procès politique en recherchant un certain retentissement international, constate l’APLF, notant que la présentation des accusés comme des homme persécutés pour leurs idées politiques, sans faire la moindre allusion exactions qu’ils ont commises, a été plus d’une fois déroutante pour les observateurs, pour les victimes et leurs avocats mais aussi pour certains avocats de la défense qui se sont retirés en contestant la ligne politique adoptée par les accusés.

« Malgré un climat général tendu, notamment lors de la diffusion du film des crimes commis lors du démantèlement du camp », l’APLF observe que les audiences ont été conduites par le président avec une grande humanité reconnue par plusieurs prévenus.

L’APLF rappelle que la prochaine phase du procès sera l’audition des témoins des massacres de Gdeim Izik et l’établissement des responsabilités individuelles par la juste imputation des actes à leurs auteurs, car le but du procès équitable est aussi que la justice soit faite.

Lundi 27 Mars 2017 - 23:55





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