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Primaire de la droite en France: premier round dimanche avec deux fauteuils pour trois favoris


Vendredi 18 Novembre 2016 modifié le Vendredi 18 Novembre 2016 - 22:43

Qui sera le champion de la droite française pour la présidentielle de 2017 ? Début de réponse dimanche avec le premier tour d'une primaire qui s'annonce serrée entre les trois favoris: l'ex-chef de l'Etat Nicolas Sarkozy et deux anciens Premiers ministres, Alain Juppé et François Fillon.




Primaire de la droite en France: premier round dimanche avec deux fauteuils pour trois favoris
L'enjeu dépasse le cadre d'une simple primaire partisane. Face à une gauche en miettes, le candidat qui portera les couleurs de la droite a toutes les chances de remporter la présidence dans moins de six mois, contre la chef de file de l'extrême droite Marine Le Pen, chauffée à blanc par la victoire de Donald Trump aux Etats-Unis.

Au terme de deux mois de campagne de terrain, rythmés par trois débats télévisés à fleurets mouchetés, trois des sept candidats en lice ont creusé l'écart et semblent désormais les seuls à même de se hisser au second tour du 27 novembre.

Favoris des sondages depuis des mois, l'ancien Premier ministre Alain Juppé et l'ex-président Nicolas Sarkozy font toujours la course en tête mais un troisième homme, François Fillon, les talonne désormais, suscitant un vrai suspense.

"On annonçait un duel mais c'est un match à trois qui survient", observe Jérôme Jaffré, directeur du Centre d'études et de connaissances sur l'opinion publique, dans le quotidien conservateur Le Figaro. Le journal a noté que la récente percée de M. Fillon coïncidait avec la parution de son dernier livre "Vaincre le totalitarisme islamique".

Longtemps distancé, celui qui fut le discret Premier ministre de M. Sarkozy de 2007 à 2012 a plus que doublé son score en un mois, à en croire les sondages. Il suit désormais de très près l'ancien chef de l'Etat, crédité d'environ 30% des intentions de vote, au coude à coude avec Alain Juppé, dont l'avance s'est un peu érodée.

A l'issue d'un ultime débat assez confus jeudi, le résultat s'annonce d'autant plus imprévisible que c'est la première fois que la droite française organise une primaire, à l'instar de la gauche et des écologistes.

Niveau de participation ?

Principale inconnue: le niveau de participation, attendu dans une large fourchette de 2 à 4 millions d'électeurs.

Moyennant deux euros, tous les Français en âge de voter peuvent participer à la consultation de dimanche, à condition de signer une déclaration dans laquelle ils s'engagent à partager "les valeurs républicaines de la droite et du centre".

Mais au vu de l'enjeu, certains sympathisants de la gauche et de l'extrême droite pourraient s'inviter dans le vote pour en influencer l'issue.

Les observateurs politiques restent donc prudents.

"Le déplacement des électeurs est plus facile dans la même famille politique: on peut changer de candidat sans changer ses convictions", souligne Jérôme Jaffré.

Sur le fond, les programmes des trois hommes sont proches, marqués par une volonté commune de renforcer la sécurité intérieure et la surveillance des frontières européennes, de réduire les impôts et le nombre de fonctionnaires, de limiter drastiquement l'immigration.

Le choix sera davantage celui d'un style.

En mettant en avant son "énergie" et sa poigne, son expérience de chef d'Etat et ses propositions sans concession comme la fin du regroupement familial, Nicolas Sarkozy séduit le noyau dur de son parti Les Républicains.

Par ses propos plus modérés et sa volonté affichée de rassembler les Français, Alain Juppé attire davantage la droite modérée et les centristes.

Populaire dans le monde de l'entreprise, François Fillon joue la carte de l'intransigeance avec un "projet radical" en matière économique et des mesures plus conservatrices sur les sujets de société.

Si les débats sont restés courtois et les attaques feutrées, les sympathisants de chacun se sont parfois déchaînés. Rebaptisé "Ali Juppé", l'ancien Premier ministre a été accusé de sympathie pour les musulmans fondamentalistes tandis que Nicolas Sarkozy a été qualifié de "mini-Trump".

Et la méfiance règne quant au bon déroulement du vote, après un scrutin interne entaché d'accusations de fraudes en 2012.

Pour éviter toute contestation, les procurations ont été interdites et une Haute autorité de la primaire doit veiller au grain.

Reste que plusieurs candidats ont prévu d'effectuer des décomptes parallèles des voix et que certains appelaient encore ces derniers jours leurs militants à la plus grande vigilance le jour du vote.

(Avec AFP)

Vendredi 18 Novembre 2016 - 12:49





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