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Présidentielle américaine : pour Hollande, il y a "une probabilité Trump"


Mercredi 21 Septembre 2016 modifié le Jeudi 22 Septembre 2016 - 11:45

Le président François Hollande a estimé mercredi à New York que la victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine était "une possibilité, même pour certains une probabilité", rappelant que "le populisme, ça existe partout", y compris en France.




Présidentielle américaine : pour Hollande, il y a "une probabilité Trump"
La victoire du candidat républicain à la présidentielle, "ce n'est plus une hypothèse, ce n'est plus une éventualité, c'est une possibilité, c'est même pour certains une probabilité", a déclaré le chef de l'Etat sur la chaîne française TMC, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies.

"On fait comme s'il n'y avait jamais de menace, que si le peuple est bien informé, il va prendre la bonne décision", a insisté M. Hollande ajoutant, en prenant l'exemple du Brexit, que "la démocratie, ça peut aboutir sur des choix qu'on n'avait pas forcément prévus".

"Aujourd'hui, on pense que ce n'est pas possible, quand on entend Donald Trump, les propos qu'il tient, la confusion qu'il fait de manière permanente entre l'immigration et le terrorisme, la manière avec laquelle il utilise l'islam, on se dit +ce n'est pas possible qu'il soit élu aux Etats-Unis+", a poursuivi le président. "Et en France, ce n'est pas possible qu'il y ait un parti d'extrême droite qui soit le premier à venir dans les scrutins qu'on a connus?", a-t-il ajouté.

"Ce n'est pas possible d'avoir cette dérive du discours, d'entendre des propos qui laissent penser qu'il faudrait suspendre la constitution, les conventions internationales?", a encore interrogé M. Hollande, pour qui "le populisme, ça existe partout".

Il a expliqué cette avancée du populisme par "la peur". "Lorqu'il y a la terreur, lorsqu'il y a des attentats, lorsqu'il y a des guerres, lorsqu'il y a des réfugiés, des immigrés qui viennent et bien il y a une partie de la population - et on peut la comprendre - qui s'interroge, qui prend peur, qui se demande s'il ne faut pas tout fermer et s'il ne faut pas s'en prendre à une religion plutôt qu'à une autre", a-t-il argumenté.

M. Hollande a estimé que cette peur devait "être dominée". "Et c'est le rôle des responsables politiques, des hommes et des femmes d'Etat de se dire (...) +peut-être que je ne serai pas écouté comme je devrais l'être mais je dois prévenir, je dois alerter".

Avec AFP
Mercredi 21 Septembre 2016 - 23:16





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