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Pour le FLN, Erdogan n'a fait qu'exprimer une «exigence historique» des Algériens


Vendredi 23 Décembre 2011 modifié le Vendredi 23 Décembre 2011 - 22:59




Le porte-parole du FLN Kassa Aïssa
Le porte-parole du FLN Kassa Aïssa
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdgogan qui a accusé vendredi la France d'avoir perpétré un génocide en Algérie n'a fait qu'exprimer «une exigence historique» de l'Algérie, a estimé le porte-parole du Front de libération nationale (FLN, au pouvoir) Kassa Aïssa.

«M. Erdogan n'a fait qu'exprimer à sa manière une exigence historique des Algériens en réponse à l'adoption par l'assemblée nationale française d'un texte de loi réprimant la négation du génocide arménien», a déclaré M. Aissi à l'AFP.

M. Erdogan a accusé vendredi le président français Nicolas Sarkozy de jouer sur «la haine du musulman et du Turc» et la France d'avoir commis un génocide en Algérie en réaction au vote en France d'un texte de loi réprimant la négation du génocide arménien.

«On estime que 15% de la population algérienne a été massacrée par les Français à partir de 1945. Il s'agit d'un génocide», a-t-il déclaré, faisant référence aux violences commises lors du processus d'indépendance de l'Algérie de la domination française, entre 1945 et 1962.

Le passé colonial «Injuste par nature»

«Le FLN n'a jamais cessé de réclamer la reconnaissance par la France de ses crimes commis durant la colonisation», a ajouté le porte-parole du FLN.

«La France a reconnu le génocide arménien, pourquoi ne fait-elle pas autant pour le génocide algérien?», s'est demandé le responsable du FLN, qui a mené la guerre d'indépendance contre la france (1954-1962).

Le FLN, qui fait partie de la coalition au pouvoir aux côtés du Rassemblement national démocratique (RND) du Premier ministre Ahmed Ouyahia et du Mouvement pour la société de la paix (MSP, islamiste) réclame régulièrement une repentance ou des excuses de la part de la France.

Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé avait déclaré en juin lors d'une visite en Algérie que les Français «n'étaient pas encore prêts» à la repentance et appelé à ne «pas ressasser indéfiniment» le passé colonial.

Lors d'une visite en Algérie en décembre 2007, le président français Nicolas Sarkozy avait fermement dénoncé le système colonial «injuste par nature». Mais il avait refusé toute idée de «repentance», estimant qu'il s'agissait d'une forme de «haine de soi» et de «dénigrement» de son pays.

Vendredi 23 Décembre 2011 - 18:30





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