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Pour avoir osé réclamer leurs droits : 6 journalistes algériens licenciés par leur journal .


Jeudi 14 Avril 2011 modifié le Jeudi 14 Avril 2011 - 10:00

Une commission de soutien et de solidarité avec les journalistes victimes de représailles a été installée par l’Initiative nationale pour la dignité du journaliste algérien. Six journalistes ont été récemment licenciés par leur employeur.




Pour avoir osé réclamer leurs droits : 6 journalistes algériens licenciés par leur journal .
Qu’ils soient du secteur public ou bien du secteur privé, de la presse écrite ou audiovisuelle, les journalistes algériens font face à des conditions de vie et de travail difficiles. Salaires de misère, précarité, absence de statut, accès interdit à l’information, censure, abus de pouvoir, harcèlement moral, tous les maux que l’on retrouve habituellement dans les pays où la liberté d’expression est bâillonnée sont vécus par les journalistes au quotidien.

Dernièrement, quelques journalistes ont essayé de faire valoir leurs droits en lançant l’Initiative nationale pour la dignité du journaliste algérien.

Ce mouvement ne s’est pas constitué en syndicat mais en une sorte de forum qui promet de s’auto dissoudre une fois que ses revendications concrétisées.

Réunis mardi 12 avril 2011, à la Maison de la Presse Tahar Djaout, sise au 1 mai, à Alger, l’Initiative nationale pour la dignité du journaliste algérien a installé deux (02) commissions. La première, composée de sept (07) personnes, est chargée de soutien et de solidarité avec les journalistes victimes de représailles.

A ce titre, il faut noter que six (06) journalistes en plus d’un technicien ont été licenciés abusivement pour avoir réclamé leurs droits au niveau du quotidien arabophone El Akhbar.

Ayant requis l’anonymat, une journaliste parmi ces victimes a précisé à DNA que certains de ses collègues cumulent une expérience de 9 ans. « Le 22 mars dernier on s’apprêtait à rentrer au journal, grande fut notre surprise lorsque l’appariteur nous a demandé de rebrousser chemins car nous ne faisons plus partie de l’effectif !», s’écrie-t-elle.

Nous avons tenté de joindre les responsables de ce journal pour avoir leur versions des faits, mais ses lignes téléphoniques ne fonctionnent plus.

De leurs coté, quatre (04) cadres de la Radio Nationale ont été démis de leurs fonctions par leur direction pour délit de solidarité envers leurs journalistes le avril dernier.

De ce fait, la Commission de solidarité va charger ses délégués de prendre attache avec le ministre de la Communication pour lui demander d’intervenir d’urgence, d’une part.

De l’autre, un sit-in de solidarité sera organisé devant le siège de la Radio Nationale pour soutenir les journalistes de ce secteur qui protestent pour obtenir leurs droits. La date de ce sit-in sera donnée le vendredi prochain 15 avril 2011.

Composée de neuf (09) personnes, la deuxième commission est chargée de la coordination et du suivi. Ses délégués comptent avoir une entrevue avec le ministre de la Communication, Nacer Mehal, afin de débattre des revendications des journalistes.

Par ailleurs, l’Initiative nationale pour la dignité du journaliste algérien multiplie ses actions. Pour honorer ses engagements, ce même mouvement a décidé de boycotter les cérémonies d’hommage que certains annonceurs et institutions organisent pour les journalistes, chaque année, à l’occasion de la Journée mondiale de la presse.

A ce propos, l’Initiative estime que « ce que veut le journaliste en ce grand jour ce sont ses droits et non pas une fleur ou un téléphone portable ».

Déterminé à aller jusqu’au bout, ce mouvement a décrété une grève nationale de la presse le 03 mai 2011, ainsi qu’un sit-in au niveau de la Place de la liberté de la presse, dans la rue Hassiba Benbouali (Alger).

Jeudi 14 Avril 2011 - 09:42

Source DNA




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