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Pour Paris, la "situation politique" de la Turquie "ne permet pas" une "poursuite des discussions" à l'UE


Mardi 5 Septembre 2017 modifié le Mardi 5 Septembre 2017 - 16:51




Christophe Castaner
Christophe Castaner
La "situation politique de la Turquie" ne "permet pas d'envisager" une "poursuite de discussions" pour son adhésion à l'Union européenne, a estimé mardi le porte-parole du gouvernement français Christophe Castaner.

"Il faut poursuivre le dialogue" mais "la négociation, de toutes façons, elle est suspendue, elle n'existe plus aujourd'hui. C'est ça la réalité", a déclaré M. Castaner sur la radio France Inter, deux jours après qu'Angela Merkel, en campagne électorale en Allemagne, eut annoncé être favorable à un arrêt des négociations d'adhésion d'Ankara.

Ces déclarations de la chancelière allemande ont suscité la colère des autorités turques qui les ont qualifiées "d'attaque aux valeurs fondatrices de l'Union européenne".

Le porte-parole du gouvernement français a évoqué "un gâchis politique. Ces dix dernières années, on a utilisé la Turquie comme un bouc émissaire pour justifier des positions politiques en France. On agitait la Turquie pour faire peur, alors que la réalité est que la Turquie fait partie de notre histoire commune".

"Mais une chose est sûre: la situation politique de la Turquie aujourd'hui ne permet pas d'envisager, sur les bases dans lesquelles nous sommes, une poursuite de discussion, une poursuite d'échanges et une espérance de renforcement d'intégration avec la Turquie. Moi je le regrette", a ajouté M. Castaner.

Entamées en 2005, les laborieuses négociations entre l'UE et la Turquie sont au point mort en raison de l'évolution de la situation politique dans ce pays, où le pouvoir est accusé par ses détracteurs de dérive autoritaire.

Avant son élection, Emmanuel Macron avait averti qu'il n'y aurait "pas d'avancées" dans les discussions d'intégration d'Ankara à l'UE, expliquant vouloir aider "les démocrates" dans ce pays marqué par "une dérive du régime, une dérive autoritaire, une sortie du cours de l'histoire de la Turquie".

"Je suis aussi celui qui est obligé de parler avec Erdogan toutes les semaines, vous savez", a par ailleurs récemment déclaré le président français. Un propos dans lequel le président turc n'a vu "rien de négatif".


Atlasinfo avec AFP
Mardi 5 Septembre 2017 - 12:13





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