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Pêches et abricots: grogne française face à la concurrence espagnole


Dimanche 23 Juillet 2017 modifié le Dimanche 23 Juillet 2017 - 10:24




Pêches et abricots: grogne française face à la concurrence espagnole
Ils demandent un "juste prix pour un juste produit": dans le sud-ouest de la France, les producteurs de pêches et d'abricots connaissent une saison difficile, résultat selon eux des pratiques de la grande distribution mais aussi d'une concurrence espagnole jugée déloyale.

Dans le département des Pyrénées-Orientales, frontalier de l'Espagne qui est le terroir historique des fruits à noyaux, les arboriculteurs ont eu, cette année, une récolte plus précoce que d'habitude, ce qui a exacerbé la concurrence avec les fruits d'Europe du Sud.

"On est arrivés dix, quinze jours avant, et l'Espagne était en plein dans la cueillette, on s'est télescopés. On s'est retrouvés avec des prix catastrophiques", explique un producteur, Fabien Jacquet, dans ses vergers où une trentaine de saisonniers français et espagnols ramassent les fruits sous un soleil brûlant.

"Les grandes surfaces commencent à jouer le jeu maintenant [pour la pêche], mais vu le retard, et la campagne d'abricots qui a été complètement plantée derrière, ça va être dur à récupérer", ajoute-t-il.

"Les grandes surfaces se sont servies en Espagne" et "sont restées sur les prix espagnols", regrette aussi Laurent De Battisti, producteur d'abricots à Salses-le-Château. "Sur l'ensemble de la campagne, on sera à 58 centimes de moyenne. Et en dessous de 90 centimes, on ne s'en sort pas". "Avec un kilo d'abricots, vous n'avez pas assez pour acheter une baguette ! Il vous faut 2 kilos d'abricots pour boire un café, c'est complètement effrayant !"

Dans un département qui produit à lui seul environ un tiers des pêches et nectarines françaises, des agriculteurs en colère ont déversé, le 11 juillet, environ deux tonnes de ces fruits devant le consulat d'Espagne dans la ville de Perpignan.

Le gouvernement espagnol a condamné cette action, y voyant un "acte inacceptable de pression", et une réunion avait été programmée au ministère de l'Agriculture, finalement reportée sine die.

(Avec AFP)

Dimanche 23 Juillet 2017 - 10:16





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