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Niger: second tour de présidentielle en l'absence d'un candidat et sous la menace jihadiste


Dimanche 20 Mars 2016 modifié le Dimanche 20 Mars 2016 - 10:32

Le président sortant Mahamadou Issoufou est largement favori du second tour de la présidentielle dimanche au Niger, sur fond de menace jihadiste et de crainte de troubles politiques en l'absence du candidat d'opposition, dont le camp appelle au boycott.




Les bureaux de vote ont ouvert à 08H00 et devaient ferment à 19H00 (07H00 et 18H00 GMT). La commission électorale dispose de cinq jours maximum pour proclamer les résultats, mais devrait le faire dès lundi ou mardi.

A Niamey, la plupart des bureaux ont pu ouvrir sans problème, parfois avec un peu de retard, a constaté l'AFP.

A l'école Lamartine, dans le quartier Bani-Zoumbou de Niamey, le premier électeur a pu voter vers 08h20. "Nous avons tout le matériel et nous avons commencé à voter sans les représentants de l'opposition", a affirme le président du bureau Mustapha Alio Mainassara, soulignant que des représentants de la Commission électorale et du parti du président sortant Mahamadou Issoufou étaient présents.

L'issue ne fait guère de doute: le chef de l'Etat sortant, 64 ans, qui brigue un deuxième quinquennat à la tête de ce pays ouest-africain parmi les plus pauvres du monde, devrait être réélu. Surnommé "le Lion", M. Issoufou a obtenu 48,43% au premier tour et négocié le ralliement de candidats devant lui permettre de franchir la barre des 50% sans problème.

De plus, l'opposition, qui a d'ores et déjà annoncé qu'elle ne reconnaitrait pas le résultat du scrutin, a appelé au boycott alors que, cas de figure inédit, son représentant Hama Amadou, surnommé "le Phénix", est hospitalisé en France après avoir été emprisonné.

M. Amadou, 66 ans, a été évacué mercredi vers Paris depuis sa prison de Filingué (180 km au nord de Niamey), où il était détenu depuis novembre dans le cadre d'un trafic d'enfants présumé. Un dossier jugé "politique" par l'opposition, mais de "droit commun" selon le pouvoir qui souligne "l'indépendance de la justice".

Dans ce pays enclavé de 18 millions d'habitants, les crises politiques ont souvent débouché sur des coups d'Etat ou des tentatives de coup d'Etat.
Dimanche 20 Mars 2016 - 10:31

Avec AFP




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