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Nicolas Sarkozy lance un appel pressant à la mobilisation de la "majorité silencieuse"


Dimanche 15 Avril 2012 modifié le Dimanche 15 Avril 2012 - 21:14




Nicolas Sarkozy lance un appel pressant à la mobilisation de la "majorité silencieuse"
Nicolas Sarkozy a lancé dimanche un appel à la mobilisation de la "majorité silencieuse", assurant qu'il était encore possible de "gagner" -en dépit des sondages donnant son rival socialiste François Hollande largement favori au second tour- devant plusieurs dizaines de milliers de militants UMP et sympathisants réunis place de la Concorde à Paris.

Le président-candidat a salué "la vague immense" qui a submergé "le coeur de Paris", pendant que le candidat du PS rassemblait lui aussi ses troupes en plein air, à Vincennes, à l'est de la capitale. Le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé a revendiqué à la tribune "plus de 100.000" participants.

"J'ai donné rendez-vous à la France que l'on n'entend jamais parce que l'on ne lui donne jamais la parole", "la France qui souffre sans jamais se plaindre parce qu'il y a trop de pudeur", "la France qui en a assez que l'on parle en son nom avec des idées qui ne sont pas les siennes", a clamé Nicolas Sarkozy.

Le président sortant s'est montré déterminé, incitant ses partisans à se mobiliser. "Prenez votre destin en main, dressez-vous, prenez la parole", a-t-il exhorté, "n'ayez pas peur". "Ils ne gagneront pas si vous décidez que vous voulez gagner!", a-t-il ajouté, devant la foule qui scandait des slogans tels que "on va gagner" ou "Hollande en Corrèze".

Lors de l'élection présidentielle des 22 avril et 6 mai, "il ne s'agira pas (...) de choisir un camp", mais de "décider pour l'avenir", a-t-il expliqué.

M. Sarkozy a critiqué la gauche comme étant la tenante des "solutions du passé". Au mieux, cette voie "ne résoudra rien", au pire, "elle découragera la réussite, elle ruinera les classes moyennes, sans pour autant enrichir les plus pauvres. Elle détruira la confiance des investisseurs, elle nous mettra à la merci de la spéculation. Et pour s'en sortir, elle imposera au final l'austérité la plus dure qui plongera le pays dans la dépression", a-t-il mis en garde.

"Je vous propose de construire un nouveau modèle de croissance, une nouvelle économie. Entre le nationalisme et le laissez-faire, je vous propose pour la Nation la voie raisonnable de l'unité et de l'ouverture au monde", a-t-il déclaré.

Nicolas Sarkozy a aussi souhaité s'adresser à l'électorat des "extrêmes" -sans jamais citer le Front national. "Je comprends l'envie de dire non à tout pour ceux qui ont le sentiment si désespérant d'être dépossédés", "je comprends le sentiment d'injustice de celui qui n'arrive pas à vivre de son travail quand d'autres y parviennent sans travailler", a-t-il assuré.

"Je veux parler aux citoyens de France, pas à la gauche, pas à la droite. (...) Quel avenir voulez-vous pour votre pays? Voilà la seule question qui compte", a-t-il affirmé, n'hésitant pas à donner une tonalité dramatique à son discours. "Face à la montée des périls qui nous menacent, il faut de la solidité et il faut de la gravité", a-t-il insisté. "La situation de l'Europe et de l'état du monde ne nous laisse aucun droit à l'erreur. La France n'a pas droit à l'erreur".

Drapeaux bleu-blanc-rouge, "Marseillaise" en fin de meeting, l'UMP avait annoncé de la "sobriété" pour ce meeting, une manière de se distinguer du caractère festif du rassemblement de François Hollande à Vincennes. Le discours du chef de l'Etat a été précédé de ceux de sa porte-parole Nathalie Kosciusko-Morizet, des ministres Xavier Bertrand (Travail), Alain Juppé (Affaires étrangères), du patron de l'UMP Jean-François Copé et du Premier ministre François Fillon.

"La France a besoin d'un chef d'Etat, pas d'un conteur de bonne aventure, pas d'un homme qui n'est constant sur rien, sauf sur sa sarkophobie", a déclaré ce dernier en visant François Hollande. "Ayez confiance!", "rassemblez vous, mobilisez vous!", a-t-il lancé à la foule.

La seule incursion du cô té des "people" a résidé dans de brefs messages de soutiens du réalisateur Claude Lelouch, monté à la tribune, et des actrices Véronique Genest et Nadine Trintignant.

Dimanche 15 Avril 2012 - 21:12





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